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338Canada : les libéraux du Québec se remettront-ils des prochaines élections ?

Selon la dernière projection de 338Canada Québec, la CAQ remporte en moyenne 96 des 125 sièges à l’Assemblée nationale. (Soixante-trois sièges sont requis pour une majorité. Trouvez une liste des districts ici.)

Mais la façon dont les partis d’opposition s’en sortent cet automne pourrait complètement et radicalement remodeler la politique québécoise pour la prochaine décennie :

— Le Parti Québécois : Imaginez un scénario dans lequel le PQ surmonte la tempête de la CAQ pour élire, disons, une demi-douzaine de députés à l’Assemblée nationale. Le résultat aurait un effet radicalement différent sur les forces indépendantistes que si le PQ devait être rayé de la carte, même si les racines du mouvement souverainiste sont profondes et larges.

— Le (nouveau) Parti conservateur du Québec : Si le chef du PCQ, Éric Duhaime, devient le premier député conservateur élu à grand C depuis près d’un siècle, la notoriété devrait augmenter son mouvement avant les élections de 2026. S’il est exclu, c’est moins probable.

— Les libéraux du Québec : Le PLQ a gouverné le Québec pendant une grande partie de l’histoire de la province depuis la Confédération. Avant la victoire de la CAQ en 2018, le PLQ était au pouvoir depuis près de 15 années consécutives. Depuis, il fait office d’opposition officielle.

Désormais, son avenir est en jeu.

Un sondage Léger sur les intentions de vote la semaine dernière a confirmé la tendance désastreuse. Les libéraux se sont classés au deuxième rang avec 18 % à l’échelle provinciale, bien qu’ils aient 26 points de retard sur la CAQ au pouvoir.

Mais c’est la position des libéraux auprès des électeurs francophones qui pourrait causer des problèmes à Dominique Anglade et à son équipe. Parmi les francophones — environ 80 % de la population du Québec et 88 % à l’extérieur de la région métropolitaine de Montréal — les libéraux sont bons derniers avec l’appui de 10 % des francophones.

Les libéraux du Québec ont longtemps été moqués en tant que parti pour – et de – la minorité anglophone. Ces plaisanteries étaient exagérées, puisque les libéraux jouissaient d’une base solide dans le Québec francophone.

Mais en 2022, les libéraux pourraient être essentiellement exclus du Québec francophone.

Et si tout ce qui restait des libéraux après cette élection d’automne était la moitié ouest de Montréal (où résident la plupart des électeurs anglophones et allophones) et l’étrange siège de la région de l’Outaouais, en face de la rivière des Outaouais depuis l’Ontario. Comment le PLQ trouverait-il des candidats francophones de qualité pour l’élection de 2026 et au-delà?

Ce n’est donc pas seulement l’élection de 2022 qui s’annonce sombre pour le PLQ, mais sa survie même dans le Québec francophone.

Des sondages récents montrent que l’appui du PLQ a diminué parmi les électeurs non francophones. Dans le passé, plus de 60 à 70 % de la minorité non francophone appuyaient régulièrement les libéraux. Le dernier Léger a le PLQ à 46 %, un creux historique.

Le sous-échantillon non francophone n’était que de 146 répondants, il contient donc une bonne part d’incertitude. Cependant, de nombreux sondages au cours des derniers mois ont mesuré le PLQ près ou en dessous de la barre des 50 % chez les non francophones, nettement en deçà des tendances historiques. Plusieurs sources ont observé le déclin.

La chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, peut-elle renverser la vapeur avant le 3 octobre? Les données suggèrent que c’est peu probable : les chiffres personnels d’Anglade ont été tout simplement catastrophiques. Seulement 9 % des électeurs la considèrent comme la meilleure candidate au poste de premier ministre (35 points derrière Legault) — elle est moins bien lotie que le parti qu’elle dirige.

En réalité, parmi les partisans actuels du PLQseulement 45 % disent qu’Anglade est la meilleure candidate au poste de premier ministre.

Le PLQ est compétitif depuis la Confédération, de sorte que de nombreux électeurs québécois ne réalisent peut-être pas que le parti est si proche du gouffre. Les données sont désastreuses. S’il s’effondre aussi mal que les sondages l’ont indiqué, le PLQ risque de ne pas s’en remettre.


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