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77 ménages n’ont toujours pas de logement au 1er juillet

Actuellement, 77 ménages montréalais n’ont toujours pas trouvé de logement pour le 1euh juillet, selon la mairesse Valérie Plante. Parallèlement, les négociations entre les gouvernements fédéral et provincial empêchent la construction de milliers de logements sociaux.

Publié à 13h32
Mis à jour à 14h42

77 ménages n’ont toujours pas de logement au 1er juillet

Frédérik-Xavier Duhamel
La presse

« Nous avons accompagné 400 foyers depuis janvier », a déclaré M.moi Plant en marge d’un point presse inaugurant le nouveau Philips Square en centre-ville lundi matin. La ville a investi 4,3 millions de dollars dans les services d’hébergement d’urgence cette année, a-t-elle ajouté, exhortant les familles dans le besoin à composer le 311 pour obtenir de l’aide.

Sur les 77 ménages toujours à la recherche d’un nouveau logement, trois sont actuellement hébergés par la Ville. Mmoi Plante avait mentionné une dizaine de familles dans cette situation lors d’un point de presse avant que son cabinet ne corrige la situation.

Radio-Canada révélait plus tôt lundi que la construction et la rénovation de près de 6 000 logements sociaux étaient en danger à Montréal en raison d’un désaccord entre les gouvernements provincial et fédéral. Dans une lettre envoyée fin mai à la présidente du Conseil du trésor du Québec, Sonia LeBel, Mme.moi Plante a dénoncé les retards dans ces discussions en cours depuis 2018.

Le maire a réitéré ses doléances lundi. « Il y a une crise du logement. 1euh Juillet est difficile. Savoir qu’il y a près de 6 000 logements qui sont retenus en otage, qui ne sont pas disponibles aux citoyens, c’est inacceptable», a-t-elle insisté, soulignant qu’il y avait sans doute plus de logements touchés ailleurs au Québec.

« Cela fait quatre ans que nous disons aux gouvernements fédéral et provincial qu’il faut trouver une solution », a déclaré Mme.moi Plante, visiblement dépassée. « Je m’en fous du tout, c’est la faute de qui, je veux qu’ils s’assoient tous les deux dans une pièce et qu’ils ne partent pas tant qu’ils n’ont pas trouvé de solution. »

« Comme la mairesse de Montréal, Mme.moi LeBel est préoccupé par ces délais et souhaite faire avancer ce dossier rapidement », a indiqué le cabinet du ministre provincial. « Le Québec a déjà accepté certaines concessions dans le but d’accélérer les discussions », fait-on valoir.

Québec a réclamé une entente lui permettant de canaliser les fonds fédéraux à travers les programmes existants de la Société d’habitation du Québec (SHQ), ce qu’Ottawa a refusé en faveur du Fonds de co-investissement pour l’habitation (FNCIL), selon le cabinet du ministre LeBel. C’est ce fonds qui est en cours de négociation depuis 2018.

«Le gouvernement fédéral est demeuré ferme dans sa volonté d’intervenir directement dans ce dossier en administrant lui-même le FNCIL, doublant ainsi inutilement les programmes de la SHQ», a dénoncé Québec, à qui Ottawa refuse également «de garantir une part de réserve des investissements fédéraux de ce programme ».

Le gouvernement fédéral n’avait pas encore répondu aux questions des La presse au moment où ces lignes ont été écrites.


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