A l’École de Production Maurice Leroux, les jeunes sont remis sur la bonne voie

RAPPORTS – Comme troisième voie entre le lycée professionnel et le centre de formation, des écoles de production se développent dans le quartier. Les jeunes en décrochage scolaire apprennent des métiers manuels en exécutant de vraies commandes, pour de vrais clients.

Profitant des timides rayons de soleil de ce mois de juin capricieux, Gautier* termine sa pause entre deux averses. Polo gris, pantalon de travail et chaussures de sécurité aux pieds, le jeune homme, à peine sorti de l’adolescence, a des allures de professionnel lorsqu’il rappelle les consignes de sécurité – «  pas de bijoux, pas de bague, pas de collier » – avant de se diriger vers l’atelier, où bourdonnent des machines de pointe, prêtes à répondre aux commandes des clients.

Et pourtant, ce lundi-là, Gautier n’est pas à l’usine, mais à l’école. Dans un établissement un peu insolite où l’on apprend différemment. A l’Ecole de Production Maurice Leroux de Salbris (Loir-et-Cher), on reprend la maxime «  C’est par la pratique qu’on devient forgeron » littéralement : nous «  fait pour apprendre ». « Les jeunes apprennent en exécutant de vraies commandes, pour de vraies entreprises, précise Dominique Gardy, président de la Fédération nationale des écoles de production. La théorie vient plus tard. »

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