Abdelmalek El Kadiri rejoint la nouvelle génération du Maâlem

Détour par Essaouria pour suivre le festival Gnaoua et musiques du monde. Trois jours de fêtes, de concerts et de transe. Il s’agit de la 25e édition de cet événement de renom qui célèbre, défend et fait vivre cette tradition ancestrale. Au menu, trois jours de concerts, tous gratuits. Notre envoyé spécial a croisé la route d’un jeune musicien né dans la ville, Abdeldmalek El Kadiri. Il fait partie de la nouvelle génération de Maâlem, ces maîtres qui portent la culture gnaoua.

D’une douceur et d’une sagesse absolues, Abdelmalek El Kadiri a gardé son regard et son sourire d’enfant. Né à Essaouria, c’est en suivant les musiciens de son quartier qu’il découvre puis apprend la musique Gnaoua.

 » On commence par les castagnettes, la danse… et ensuite, on a accès au guembri. Par la suite, le Maâlem donne son feu vert pour pouvoir pratiquer et pouvoir jouer à plein temps.  » explique Abdelmalek El Kadiri.

 » La paix doit régner »

Guembri virtuose dès l’adolescence, chanteur étonnamment facile, à 37 ans, Abdelmalek El Kadriri a déjà 23 ans de carrière… et l’envie de jouer son rôle au présent.

Face à l’injustice et à la violence en Afrique et au Moyen-Orient, il n’a qu’un seul message à faire passer : « Cela me ramène aux différentes chansons qui parlent des problèmes des esclaves et de leurs souffrances. Et cela renvoie à un message, la paix doit régner et aujourd’hui nous voulons voir cette paix partout dans le monde. »

La paix, un thème et cette chanson chantée à l’unisson par le public du festival Gnaoua.

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