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Agression sexuelle |  Le diocèse de Trois-Rivières visé par un recours collectif

Des dizaines de victimes présumées poursuivent le diocèse de Trois-Rivières pour des agressions sexuelles commises par de nombreux prêtres et membres du personnel.

Publié à 10h53
Mis à jour à 12h09

Agression sexuelle |  Le diocèse de Trois-Rivières visé par un recours collectif

Frédérik-Xavier Duhamel
La presse

Une requête introductive d’instance a été déposée mercredi en Cour supérieure, indique un communiqué du cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats. Le recours collectif a été autorisé en juin.

« A l’heure actuelle, 30 victimes ont dénoncé avoir été agressées par environ 16 prêtres ou membres du personnel du diocèse », indique le communiqué. « Certains, comme l’abbé Bernard St-Onge, ont fait plusieurs victimes. »

Ce dernier a plaidé coupable à 12 chefs d’attentat à la pudeur sur six victimes et a purgé six mois de prison dans les années 1990, selon la requête d’origine.

Le demandeur Dominic Mrais, animateur de radio bien connu, est l’une des victimes de l’abbé St-Onge. Selon la requête déposée mercredi, il a masturbé ou masturbé l’ecclésiastique une vingtaine de fois alors qu’il avait entre 10 et 13 ans. Les séquelles laissées par ces agressions sexuelles comprennent la dépression, les tentatives de suicide, les problèmes relationnels et l’anxiété. Il réclame 600 000 $ en dommages pécuniaires, non pécuniaires et punitifs.

Le montant des dommages et intérêts réclamés par les autres victimes, qui ne sont pas nommées dans la requête, reste à déterminer. Les allégations de six d’entre eux, cinq hommes et une femme identifiés par les lettres AF, sont décrites dans la requête.

Il s’agit notamment des tentatives de pénétration, de fellation, de masturbation et autres attouchements subis lorsque les victimes étaient de jeunes garçons ou filles. Ils visent l’abbé St-Onge, l’abbé Bernardin Auger, l’abbé Gilles Poisson, l’abbé Jocelyn Robichaud et l’abbé Trahan (la demande ne mentionne pas son prénom).

Les victimes présumées disent avoir vécu des tentatives de suicide, des problèmes de toxicomanie, de l’isolement, des difficultés relationnelles et de nombreuses autres conséquences à la suite de ces agressions répétées.

« Le diocèse ne commentera pas ce dossier », a simplement répondu le porte-parole Simon Bournival en réponse aux questions de La presseajoutant néanmoins que l’institution « collabore avec les autorités » et « suit le processus en cours ».

Le territoire du diocèse de Trois-Rivières « couvre presque entièrement la Mauricie » et serait l’un « des plus anciens diocèses catholiques romains au Canada », souligne le cabinet.

« Toutes les victimes d’agressions sexuelles par des organisations religieuses » sont invitées à contacter la firme « afin de vérifier si des recours collectifs ont été intentés contre leurs agresseurs » en composant le (514) 527-8903.


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