Skip to content
Amélioration du suivi obstétrical |  Les femmes enceintes n’auront plus besoin de consulter un médecin, promet Carmant

Ce ne sera plus aux femmes enceintes de trouver un médecin. Une infirmière fera la recherche pour eux. Et, oui, les médecins offriront leur collaboration, assure Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Publié à 19h49

Amélioration du suivi obstétrical |  Les femmes enceintes n’auront plus besoin de consulter un médecin, promet Carmant

Louise Leduc
La presse

Mercredi, La presse a annoncé la création d’un programme, Ma Grossesse, par lequel toutes les femmes enceintes seraient désormais invitées à informer le gouvernement qu’elles attendent un enfant.

Si l’objectif premier est d’entrer en contact avec des femmes vulnérables dès le premier trimestre, il s’agit aussi d’offrir un point d’entrée plus centralisé pour prendre en charge les femmes enceintes dont il est la croix et l’étendard. pour le suivi de la grossesse.

Dans une interview, Lionel Carmant note que le programme fournit également une liste de professionnels disponibles. Cela comprendra, en plus des médecins, des infirmières praticiennes spécialisées et des sages-femmes.

De nombreux lecteurs doutaient que les médecins de famille répondraient soudainement par la seule création d’un tel registre.

En février, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec qualifiait le projet de loi 11 de « choix politique irresponsable » et de « gifle incompréhensible » par laquelle Québec entendait notamment obliger les médecins à offrir plus de disponibilité à leur GMF.

Dans le cas du programme Ma grossesse, les médecins seront invités à afficher leurs disponibilités sur une base volontaire.

Pourquoi seraient-ils d’accord maintenant ? Parce que le programme va faire l’objet de grandes campagnes – tant auprès des professionnels que des femmes – mais aussi « parce que c’est une initiative de tout le ministère », répond la ministre Carmant.

Amélioration du suivi obstétrical |  Les femmes enceintes n’auront plus besoin de consulter un médecin, promet Carmant

PHOTP FRANÇOIS ROY, ARCHIVES DE PRESSE

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Mais il note que tous les médecins « ne sont pas compétents » ou « n’ont aucun intérêt à suivre une grossesse », puisque le but « est de faire éventuellement accoucher la patiente ».

Conscient des problèmes d’accès

Actuellement, selon les données du Ministère, 466 médecins omnipraticiens effectuent des suivis de grossesse au Québec, dont 45 % effectuent également des accouchements. (Selon les données les plus récentes, le nombre de naissances au Québec est estimé à 81 850 en 2020.)

Si tout se passe aussi bien que l’espère Lionel Carmant, si les médecins embarquent et partagent la tâche avec les infirmières praticiennes et les sages-femmes, il n’en demeure pas moins qu’en général, en matière de santé des femmes, l’accès aux soins est très compliqué. Difficile de voir un professionnel pour une question de contraception (la pose ou le retrait du stérilet par exemple), pour des tests réguliers pour dépister un cancer du col de l’utérus, etc.

Le ministre Lionel Carmant se dit conscient des problèmes d’accès, et c’est pourquoi, souligne-t-il, le Québec a nommé un directeur national de la santé maternelle et infantile, DSylvie Bouvet.

La santé de la mère ou de la femme en général ? « À terme, nous voudrons nous pencher sur toutes ces questions [qui touchent toutes les femmes] », indique le ministre Lionel Carmant.

Dans un premier temps, la définition des tâches du Dr Bouvet doit se pencher sur tout ce qui touche à la santé des mères et des enfants, mais son mandat pourrait être élargi.

Lionel Carmant souligne avoir également demandé au Dr Bouvet pour étudier la question des tests Pap (examen des cellules cervicales), qui, selon lui, sont maintenant dépassés.

« Maintenant, nous recherchons le VPH [virus du papillome humain] à travers des tests plus sensibles », et en cela, comme pour les autres sujets abordés, il sera important que toutes les femmes y aient accès, précise la ministre.

Apprendre encore plus

  • 25%
    Proportion de Québécoises sans suivi de grossesse au premier trimestre

    SOURCE : MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX


canada-lapresse

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.