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Attaques contre la Banque du Canada |  Poilievre nuit à la crédibilité des conservateurs, selon le parti

(OTTAWA) Les attaques de Pierre Poilievre contre la Banque du Canada et sa promesse de congédier le gouverneur de la banque centrale s’il est élu nuisent à la crédibilité des conservateurs, selon son propre parti.

Publié à 11h43

Michel Saba
La Presse Canadienne

« Je pense que nous perdons en crédibilité », a déclaré le critique financier Ed Fast lors d’une mêlée lors de son entrée au caucus du parti mercredi.

M. Fast, qui a assuré qu’il ne parlait pas en tant que coprésident de campagne de Jean Charest, mais au nom du parti, s’est aussi dit « profondément troublé » par le fait que le candidat à la chefferie soit prêt à « s’immiscer » dans la l’indépendance de la banque centrale.

« L’indépendance de l’une de nos principales institutions monétaires est essentielle et je serais très prudent avant de toucher à cette institution », a-t-il déclaré.

La semaine dernière, lors du premier débat officiel à la direction, Pierre Poilievre, qui est considéré comme le chef, a fait sensation en annonçant qu’il renverrait le gouverneur Tiff Macklem parce que le taux d’inflation au pays atteint des sommets jamais vus depuis des décennies.

Encore mercredi, Statistique Canada a annoncé que son indice des prix à la consommation avait continué d’augmenter en avril, avec une inflation en hausse de 6,8 % par rapport à il y a un an. Il s’agit de la plus forte inflation depuis janvier 1991, alors qu’elle était de 6,9 ​​%.

Le malaise semblait palpable jusque dans les rangs du candidat Poilievre.

La députée ontarienne Marilyn Gladu, qui le soutient et copréside sa campagne en Ontario, a refusé de dire si montrer la porte au gouverneur Macklem serait une bonne idée, notant simplement que « dans le feu de l’action, tout le monde a des idées ».

Craint-elle qu’une personnalité importante du parti puisse nuire à la crédibilité du parti politique ?

« Non. Je ne pense pas, a-t-elle répondu. En fait, plus les médias libéraux sont excités et énervés à propos de Pierre Poilievre, plus je sais qu’ils s’inquiètent qu’il soit là pour gagner. »

Les commentaires de Pierre Poilievre ont incité le premier ministre Justin Trudeau à défendre l’indépendance de la Banque du Canada le lendemain.

L’institution est « d’une grande renommée internationale », a-t-il insisté, louant sa « rigueur », son « professionnalisme » et son « indépendance vis-à-vis des machinations politiques ».


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