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Au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, céramiques peintes et divinités païennes envahissent le domaine

A l’exposition consacrée à Jean Le Gac s’ajoutent, comme chaque année, d’autres présences artistiques contemporaines, dans le château et le parc de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher). Dans les chambres nobles du château, Françoise Vergier dispose, sur les meubles en bois sombre, quelques-unes de ses têtes de divinités païennes de la Terre ou de la Lune, des céramiques peintes et ornées de façon extravagante de perles et de coiffes démesurées ; et, dans les caves, Christiane Löhr place ses constructions non moins extravagantes d’herbes séchées et de graines qu’un souffle disperserait.

Toujours dans le château, les bibliothèques monumentales légèrement peintes sur toile de Carole Benzaken répondent à celles, cristallisées en verre avec des lumières vertes ou rouges, de Pascal Convert, qui y sont depuis deux ans.

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Dans les pavillons qui étaient des granges ou des écuries, il faut rester le temps qu’il faut devant l’installation monumentale d’Evi Keller : sur une vaste surface tapissée de reliefs, la lumière varie et se déplace lentement, faisant tour à tour apparaître et disparaître des formes. Nous pensons reconnaître des planètes ou des déserts.

Formes transparentes suspendues

Il faut aussi aller voir comment Lélia Demoisy utilise des écorces, des branchages ou des peaux de serpent. Elle en fait des squelettes d’animaux fantastiques et des traces de civilisations disparues qu’elle agence, comme des vestiges archéologiques dans les musées.

Quant au parc, de plus en plus peuplé d’installations, il accueillera cet été John Grade. Aux branches d’un grand pin, il a suspendu 5 000 formes transparentes, attachées à deux filets presque invisibles. Lorsqu’il pleut, l’eau s’accumule dans ces récipients qui prennent progressivement la forme de grosses gouttes, et l’ensemble s’abaisse sous le poids de l’eau. Lorsqu’il s’évapore, il monte vers le feuillage. On ne voit dans cet appareil qu’un jeu habile avec la nature. Cela peut également rappeler tant de régions du monde où la conservation de l’eau de pluie est une nécessité – une nécessité de plus en plus vitale aujourd’hui.


Lemonde Arts

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