Au Kenya, ces députés « fous de la gâchette » qui inquiètent

Au Kenya, la vie quotidienne Nation quotidienne s’inquiète de la curieuse fièvre qui semble s’emparer des parlementaires. «Quand les députés ont la gâchette facile», titre le journal, alors que les cas de parlementaires ayant dégainé des armes à feu en public se sont multipliés ces dernières années.

Le dernier incident en date a coûté la vie à un chauffeur de taxi-moto, le 17 mai. A l’origine du drame, une altercation entre plusieurs parlementaires dans un marché de Thika, à une heure de route de la capitale, Nairobi. L’auteur de la fusillade, le député Gabriel Kagombe, est poursuivi pour meurtre.

Comme lui, deux autres députés ont été soupçonnés de meurtre, en 2020 et 2022, avant d’être innocentés. En juillet 2023, une vidéo montrant un parlementaire brandissant une arme pour effrayer les manifestants a également fait le tour des réseaux sociaux. Quelques années plus tôt, en 2017, un ancien sénateur apparaissait sur une vidéo ouvrant le feu sur des hommes venus s’emparer du matériel d’une station-service qui lui appartenait.

« Les rivalités politiques sont la principale raison de ces fusillades »commentaires sur Nation quotidienne. Pour le spécialiste de la sécurité George Musamali, contacté par le quotidien, ces incidents sont « le reflet d’un pays en crise ». L’expert s’interroge également sur le respect de la législation autorisant la possession d’une arme à feu. « Il y a peut-être un problème de corruption parce que des gens qui ne devraient pas être autorisés à posséder des armes réussissent quand même à s’en sortir.je vais en chercher», souffle le spécialiste.