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Au Musée Guimet, une invitation à la cour du Japon médiéval

Par la finesse de l’analyse psychologique qui y est exprimée et sa manière subtile de dépeindre la société d’une époque, Le conte de Genjiun roman japonais, a été comparé à La recherche du temps perdu, de Marcel Proust. Écrit au XIe siècle par Murasaki Shikibu (vers 973-vers 1014), qui fut la dame d’honneur d’une des épouses de l’empereur Ichijo (980-1011), l’œuvre est l’une des œuvres fondatrices de la culture japonaise. Avec 2 000 pages, traduit dans une multitude de langues, c’est un formidable témoignage de la vie à la cour impériale de l’époque Heian (aujourd’hui Kyoto, 794-1185), sorte de « grand siècle » dans sa splendeur. , période de paix où le bouddhisme était en plein essor et la vie artistique se développait.

Le Musée Guimet des Arts Asiatiques de Paris invite le public à découvrir ou redécouvrir ce chef-d’œuvre (qui fait, à cette occasion, l’objet d’une splendide réédition dans un coffret richement illustré par Diane de Selliers), son auteur, et les nombreuses variations artistiques. qu’il a inspiré.

Considéré comme le premier roman psychologique de l’histoire de la littérature, Le conte de Genji, qui met en scène quelque deux cents personnages, raconte, sur plusieurs générations et en trente-quatre chapitres, les aventures de Genji, un homme d’ascendance impériale mais qui ne peut prétendre au trône, car sa mère, une concubine aimée de l’empereur, n’est pas haute. assez en rang. Ce qui ne l’empêche pas de mener une vie riche en liaisons amoureuses et en aventures, qui ont assuré jusqu’à aujourd’hui un immense succès populaire au roman.

Essayez le jeu du « kodo »

Dès l’entrée dans l’exposition, le visiteur est plongé dans l’atmosphère raffinée qui régnait à la cour du Japon au XIe siècle.e siècle, grâce à une scénographie reconstituant un intérieur traditionnel en bois cloisonné par des panneaux de paille et des cloisons ajourées.

Des estampes où l’on découvre les portraits de femmes écrivains – Murasaki Shikibu mais aussi les poètes Sei Shonagon et Ono no Komachi – rappellent l’émergence à cette époque de la littérature féminine, favorisée par l’apparition d’une nouvelle écriture cursive, plus accessible que les idéogrammes chinois pratiqués. par un cercle restreint d’hommes lettrés.

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On les imagine, ces femmes de l’aristocratie, vêtues de riches kimonos en millefeuille de tissus de soie, assises devant leurs précieux secrétaires en bois laqué dont l’exposition présente plusieurs exemples. Ou se livrer au jeu de kodo, qui consiste à découvrir les composants d’un parfum en les sentant et en décrivant les différentes senteurs de la manière la plus poétique possible. Le visiteur pourra également le pratiquer grâce à un parcours olfactif.

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