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« Aucune explication logique », Weis s’oppose aux sanctions contre les joueurs français évoluant en Russie


Ce lundi, la Fédération française de basket a annoncé sa décision de ne plus autoriser les joueurs évoluant en Russie et en Biélorussie à être sélectionnés avec les Bleus. Une décision avec laquelle l’ancien pivot Frédéric Weis est loin d’être d’accord. Ce dernier en a expliqué les raisons dans Les Grandes Gueules du Sport sur RMC.

La Fédération française de basket a frappé très fort en annonçant « l’interdiction » aux joueurs de jouer en Russie ou en Biélorussie. En raison de la guerre en Ukraine, la FFBB a décidé de ne plus sélectionner ceux qui seront dans ce cas. Une décision qui fait grand bruit et qui choque l’ancien pivot des Bleus Frédéric Weis.

Sur le plateau des Grandes Gueules du Sport sur RMC, l’ancien joueur considère que l’instance ne doit pas avoir le droit de contrôler la carrière des basketteurs : « Il y a un conflit entre la Chine et Taïwan, ça veut dire que si les joueurs veulent aller en Chine, ils seront aussi bannis de l’équipe nationale ? Ça commence à se compliquer. On a l’impression que la Fédération se considère comme un pays, et qu’elle a le droit d’autoriser ou non des gens à aller travailler quelque part. »

Deux internationaux sont actuellement concernés par cette décision : Louis Labeyrie (Kazan) et Livio Jean-Charles (CSKA Moscou). Parti au Zénith de Saint-Pétersbourg, Thomas Heurtel s’est engagé à ne pas jouer en Russie.

« Un sportif de haut niveau est un travailleur comme un autre »

Pour étayer son opinion, Weis a posé un certain problème à la Fédération, en l’occurrence la question du salaire : « Si ces gens ne signent pas dans ces clubs et ne trouvent pas d’autres clubs, c’est la fédération française ou internationale qui couvrira le Est-ce que ce sont eux qui vont leur donner la différence de salaire qu’ils auraient eue ailleurs ? Je n’en suis pas sûr. Il n’y a pas d’explication logique. »

L’ancien joueur de Limoges insiste aussi sur le fait qu’un ouvrier a le droit de travailler où il veut, et qu’un « sportif de haut niveau est un ouvrier comme un autre. Je ne vois pas comment cela peut être autorisé. » S’il a signé l’attestation, Evan Fournier est comme Weis, opposé à cette pratique : « Je ne suis pas fan de ce genre de choses pour être honnête (…) Si on faisait ça pour tous les conflits, on ne jouerait dans aucun pays. . »

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