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«Cela représente 30 ans d’efforts» – Pascal Vincent quelques heures avant son premier match comme entraîneur-chef des Blue Jackets contre les Canadiens au Centre Bell


Il n’y a jamais de cheminement identique pour atteindre la LNH en tant qu’entraîneur-chef. Pour un Martin St-Louis qui passe d’entraîneur de l’équipe de ses garçons aux Canadiens de Montréal, ce sont des centaines d’entraîneurs qui passent par le chemin de gravier.

Pascal Vincent fait partie de ceux qui ont pris le long chemin. Il a hérité du poste d’entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus le 17 septembre en pleine tourmente.

Mike Babcock, embauché le 1er juillet par les Blue Jackets, a démissionné juste avant le début du camp. Babcock avait fermé le chapitre de son retour dans la LNH avant même de diriger un premier match à Columbus. Il s’est retrouvé au cœur d’une polémique après la diffusion sur les ondes du podcast Spitti’n Chiclets et a exigé de voir les téléphones de certains de ses joueurs pour regarder des photos.

« Je ne m’en souviens pas ! », a répondu Vincent lorsque nous lui avons reparlé de cette tempête qui a frappé l’Ohio en septembre.

Après cette petite boutade, l’homme de 52 ans a développé un peu plus.

«C’était quatre jours avant l’ouverture du camp», se souvient-il. Ce fut une semaine difficile. On doit y retourner. J’ai passé un entretien avec les Blue Jackets pour le poste d’entraîneur-chef, mais je n’ai pas obtenu le poste. J’avais besoin d’une semaine pour traiter mes émotions. Je n’étais pas content. Mais je me connais. Après une semaine, j’ai dit que ça suffisait. Je pourrais rester ou partir. J’ai choisi de rester. J’ai choisi de m’investir complètement. Et j’étais avec Mike (Babcock). Nous avons parlé tout l’été. Je lui ai rendu visite chez lui et il est venu me voir à Columbus. Nous parlions de hockey. C’est un formidable joueur de hockey. »

« Lorsque cette histoire a éclaté, nous avons été surpris », a-t-il poursuivi. J’ai trouvé ça difficile. Mais dans le métier que nous exerçons, nous devons nous adapter très rapidement. Pour ce qui est du timing, si cela devait arriver, il valait mieux que cela se produise avant le camp. »

Un moment privilégié

Vincent entraînera un septième match à titre d’entraîneur-chef des Blue Jackets. Il s’agira toutefois de son tout premier match contre le Canadien sur la patinoire du Centre Bell.

« Nous sommes venus ici à plusieurs reprises dans le passé. J’étais là derrière le banc. Mais maintenant, mon rôle a changé. Ce sera spécial pour moi, mais ce sera spécial pour toute ma famille. J’ai grandi en regardant les Canadiens à la télévision le samedi soir. Après deux règles, j’ai dû me coucher. J’ai grandi en regardant Guy Lafleur, Jacques Lemaire et Mark Recchi qui est maintenant avec nous comme adjoint à Columbus. »

Photo Martin Chevalier

Dans le passé au niveau de la LNH, Vincent a agi à titre d’adjoint avec les Jets de Winnipeg (2011-2012 à 2015-2016) et à titre d’adjoint avec les Blue Jackets (2021-2022 à 2022-2023).

Entre les deux emplois, il approfondit ses connaissances du métier comme entraîneur-chef des Moose du Manitoba pendant cinq saisons dans la Ligue américaine.

«J’ai eu Pascal lorsque j’ai débuté comme professionnel avec les Moose et j’ai beaucoup appris de lui, a déclaré le défenseur du CH Johnathan Kovacevic. J’ai toujours aimé Passy (Pascal). Il a inclus une tonne de bonnes valeurs en moi en tant que joueur, mais aussi en tant que coéquipier. C’est un entraîneur génial. Je suis tellement heureuse pour lui. Il s’est retourné avant d’avoir sa chance. »

Des Lynx de Saint-Jean aux Blue Jackets

Interrogé sur la symbolique d’un premier match à Montréal dans un rôle d’entraîneur-chef de la LNH, Vincent a évoqué sa première chance dans la profession.

« Cela représente 30 ans d’efforts », a-t-il déclaré. Il y a des moments où l’on doute et se remet en question. Vous vous demandez si cela arrivera un jour. Mon plus grand rêve dans la vie était de devenir joueur de hockey dans la LNH. J’ai réalisé à 21 ans que cela n’arriverait pas. Je n’étais pas assez bien. J’avais décidé de retourner à l’école. Mais j’ai reçu un appel de Claude Thérien. Il était à l’époque l’entraîneur des Lynx de Saint-Jean dans la LHJMQ. Il m’a invité à devenir assistant. Je l’ai essayé. Je me suis dit qu’une année (1994-1995) ne changerait pas grand-chose à mon parcours universitaire. Mais ça fait 30 ans maintenant, je n’ai jamais été viré. »

« Cela représente des sacrifices. Mais pas nécessairement de moi. Le matin, je me lève et pars pour l’arène. Je suis payé pour ça. C’est incroyable. Mais ce sont des sacrifices pour les gens qui vous aiment et pour ceux qui vous entourent. Vous devez quitter la maison et déménager. Il y a aussi du stress avec ce métier. Tous les chemins sont différents. »



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