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Chasseurs de sous-marins : les entreprises locales se réjouissent qu’Ottawa préfère Boeing à Bombardier

Les entreprises aéronautiques québécoises comme CAE et Héroux-Devtek se réjouissent de la décision d’Ottawa d’attribuer à Boeing, sans appel d’offres, un contrat de 10,4 milliards $ que convoitait Bombardier.

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«C’est une bonne nouvelle pour nous car cela nous positionne favorablement pour obtenir des contrats majeurs dans le futur», affirme Martin Brassard, président-directeur général de Héroux-Devtek, un fabricant de trains d’atterrissage et d’autres composantes. aéronautiques.

Martin Brassard

Photo tirée du site Héroux-Devtek

Le contrat fédéral prévoit l’achat de 14 avions multimissions Boeing P-8A Poséidon avec l’option d’acquérir deux avions supplémentaires. La facture de 10,4 milliards couvre également l’achat d’équipements connexes, de simulateurs de vol, d’un système de formation, d’infrastructures et d’armes.

Héroux ne s’attend pas à bénéficier directement du contrat, mais anticipe que le renouvellement des liens entre Ottawa et Boeing créera des opportunités d’affaires pour les entreprises canadiennes avec le géant américain.

Travailler au Québec

Chez CAE, autre acteur important de la grappe aéronautique québécoise, les retombées du contrat ne devraient pas tarder.

«Il va y avoir un travail que nous allons faire, dès le début, au Québec», précise France Hébert, directrice générale de la division canadienne de défense et de sécurité chez CAE.


L'avion multimission P-8A de Boeing

France Hébert

Photo prise depuis LinkedIn

La multinationale fabriquera dans ses installations de Montréal des simulateurs qui serviront à former les pilotes et les opérateurs des avions P-8A. C’est également dans la métropole québécoise que le système d’entraînement des appareils sera développé.

De son côté, Lorenzo Marandola, président fondateur de M1 Composites, espère que Boeing choisira son entreprise pour fabriquer certaines pièces du P-8A. M1 fournit déjà des pièces pour le 737, dont est dérivé le P-8A.

« Je pense que nous serons de bons candidats pour faire ce travail », a-t-il déclaré.

«Pas du tout contre Bombardier»

Martin Brassard assure que son retrait en faveur de Boeing n’a pas pour but de dénigrer Bombardier, qui a offert une version modifiée de son avion d’affaires Global pour le contrat.

« Nous ne sommes pas du tout contre Bombardier », insiste-t-il.

Le dirigeant ne craint pas que le contrat accordé à Boeing provoque un nouveau schisme au sein de l’industrie aéronautique québécoise.

« Si, avec cette dette que Boeing doit à notre pays, nous sommes capables de développer d’autres champions (parmi les fournisseurs) qui pourront participer à des projets stratégiques impliquant des milliers d’avions, eh bien, je le vois. « Un bon coup d’oeil pour l’industrie », soutient M. Brassard.

Il faut dire que Boeing est un client important pour Héroux-Devtek : environ 125 millions de dollars de ses quelque 575 millions de dollars de revenus annuels proviennent du constructeur américain. Par contre, Héroux ne vend presque rien à Bombardier.

Scandale en 2017

Rappelons qu’en 2017, Boeing avait suscité l’indignation dans le pays en obtenant de Washington l’imposition de tarifs prohibitifs sur les avions C Series de Bombardier (aujourd’hui l’Airbus A220).

Dans un communiqué publié jeudi, Bombardier s’est dit visiblement déçu de la décision d’Ottawa.

«La solution que nous étions prêts à présenter aurait été un tournant pour l’économie canadienne», a déclaré l’avionneur. Non seulement cela aurait créé et soutenu plus de 22 000 emplois, mais il serait également devenu un modèle alors que de nombreux pays alliés à travers le monde considèrent notre offre comme l’avenir des avions multimissions. »

Selon Boeing, les 81 fournisseurs canadiens de biens et services pour l’avion P-8A ont obtenu à ce jour des contrats d’une valeur de 2 milliards de dollars. L’entreprise prédit que les futurs avions d’Ottawa contiendront plus de 175 millions de dollars de « contenu canadien ».


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