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Congrès mondial d’espéranto |  La 107e édition met à l’honneur les langues autochtones à Montréal

(Montréal) « Bonjour Montréalo ! »

Publié à 15h32

Clara Descurninges
La Presse Canadienne

Le 107e Le Congrès mondial d’espéranto a ouvert ses portes samedi à Montréal, une première pour la métropole ― et pour le Québec.

L’espéranto, créé au 19e siècle et inspiré par une multitude de langues, se veut un moyen de communication global. Ses adeptes soutiennent que l’espéranto est politiquement et culturellement neutre, car ce n’est la langue nationale d’aucun pays. Sa construction artificielle, sa régularité et sa racine de mot souvent reconnaissable le rendent également relativement facile à apprendre.

Avec le thème de cette année, « Langue, vie, terre : la décennie des langues autochtones », plusieurs intervenants experts sur la conservation et la revitalisation de ces langues sont attendus au congrès organisé par l’Association mondiale d’espéranto (AEM). , et qui se déroule dans un pavillon de l’Université du Québec à Montréal.

Le mouvement espéranto « a une sensibilité particulière pour tout ce qui est droits linguistiques et culturels » des minorités, a expliqué le vice-président du comité organisateur local, Nicolas Viau, en entrevue téléphonique. Il porte un message de « tolérance, d’égalité entre les langues et les cultures ».

Afin de souligner la reconnaissance des cultures autochtones, l’AME a annoncé la commandite symbolique de Georges Sioui, historien et philosophe wendat et professeur à l’Université d’Ottawa.

Durant la semaine, les participants pourront également prendre part à une multitude d’activités, telles que des conférences sur d’autres sujets, une pièce de théâtre originale et une remise de prix littéraires. Ils auront également la possibilité d’acheter des livres d’espéranto et de parler à des personnes d’une « douzaine de pays ».

En tout, « plus de 800 » personnes se sont inscrites, a précisé M. Viau, mais plusieurs pourraient ne pas pouvoir mettre les pieds au Canada en raison des retards dans l’approbation des visas par le gouvernement fédéral.

Un rêve international

L’espéranto a été inventé par Louis-Lazare Zamenhof en 1887, dans une région de l’Empire russe qui deviendra plus tard la Pologne.

« Il vivait dans un monde assez divisé culturellement » où différents groupes – Russes, Polonais, Juifs, etc. – « communiquaient peu ou mal », a expliqué M. Viau. Mais avec ce langage, « tout le monde est sur un pied d’égalité ».

Sur son site Internet, l’AME indique avoir « des associations nationales dans 70 pays et des membres individuels dans 120 pays ». Le nombre réel de locuteurs d’espéranto est plus difficile à évaluer, car de nombreuses personnes apprennent directement sur Internet.

Bien que seule une minorité des habitants de la Terre connaisse la langue, le fait qu’ils soient éparpillés un peu partout crée « une expérience internationale vraiment différente », surtout lorsqu’il s’agit de voyager et de contacter des chapitres locaux, a souligné M. Viau.

« L’espéranto a construit sa propre culture originale au fil du temps », avec des oeuvres littéraires, musicales et cinématographiques, a-t-il souligné.


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