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Crimes sexuels à l’école Saint-Laurent |  La dignité de plusieurs athlètes « compromis », tranche québécoise

La dignité de plusieurs athlètes a été « compromise » durant leur passage à l’école secondaire Saint-Laurent. C’est la conclusion d’une enquête gouvernementale ouverte il y a cinq mois, après que trois entraîneurs de basket de l’établissement ont été accusés de crimes sexuels.

Publié à 12:58
Mis à jour à 13h36

Crimes sexuels à l’école Saint-Laurent |  La dignité de plusieurs athlètes « compromis », tranche québécoise

Henri Ouellette-Vézina
La presse

Crimes sexuels à l’école Saint-Laurent |  La dignité de plusieurs athlètes « compromis », tranche québécoise

Alice Girard Bosse
La presse

« L’enquête a permis d’identifier d’importantes lacunes en matière d’encadrement et de contrôle liées au programme de basketball de l’école Saint-Laurent. À la lumière des informations recueillies, la dignité de plusieurs athlètes a été compromise lors de leur passage à l’école Saint-Laurent », a indiqué le ministère de l’Éducation dans son rapport d’enquête rendu public mardi.

Trois entraîneurs de l’école secondaire Saint-Laurent ont été accusés de crimes sexuels le 3 février. La presse avait également signalé qu’un climat « super délétère », marqué par des agressions verbales et des intimidations, régnait au sein du programme de basket-ball féminin.

Québec, qui avait lancé une enquête administrative dans les jours suivants, estime qu’un « niveau de confiance organisationnelle particulièrement faible a également été observé dans cette école ».

Bien connu dans le milieu du sport scolaire, Daniel Lacasse, responsable du programme de basketball de l’école Saint-Laurent, est accusé d’exploitation sexuelle. Les deux autres entraîneurs, Robert Luu et Charles-Xavier Boislard, font face à des accusations de contacts sexuels, d’incitation à des attouchements sexuels et d’agression sexuelle. M. Boislard a également été accusé d’exploitation sexuelle.

Plusieurs recommandations

Le ministère de l’Éducation a profité de cette sortie mardi pour faire une série de recommandations au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB), dont « améliorer les contrôles sur les programmes sportifs » à l’école. Saint-Laurent. Québec suggère aussi de « mandater une firme externe indépendante pour effectuer une intervention sur le climat et les incivilités » dans cet établissement, ce qui avait été fait, mais abandonné fin février par le CSSMB.

Il est également recommandé que le centre de services scolaire réalise – par l’intermédiaire d’un cabinet d’expertise comptable indépendant – un audit financier des programmes sportifs, puis une formation « obligatoire » sur l’intervention des témoins dans les écoles, en sensibilisant ceux-ci à « l’effet spectateur ».

Enfin, Québec propose d’outiller les centres de services et les fédérations sportives pour « changer la culture des programmes sportifs », en visant à prioriser d’abord « le respect de la dignité des athlètes ». Malgré tout, les autorités préviennent qu’il faudra « assurer le maintien du développement de l’excellence sportive » à l’école Saint-Laurent, reconnue pour la qualité de son programme de formation offert aux basketteuses.

Le gouvernement assure qu’il « s’engage à donner suite aux recommandations et à contrôler leur application dans le réseau ». Notons que l’enquête a été menée « en conjonction » avec une autre enquête qui avait été lancée plus spécifiquement sur le « comment » dans lequel Basketball Québec a géré la situation à l’école secondaire Saint-Laurent. De nouveaux doutes ont en effet été soulevés sur les valeurs « erronées et malsaines » mises en avant par la fédération sportive ces dernières années.

« Nous ne ménagerons aucun effort »

De son côté, le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys assure qu’il assurera la mise en œuvre des recommandations. « L’administration du programme de basket-ball féminin de l’école étant visée par les constatations, nous ne ménagerons aucun effort pour qu’il soit à la hauteur des attentes et reflète les valeurs de respect et de dignité que nous défendons », a indiqué mardi le groupe dans un communiqué. .

L’organisation réitère également sa confiance envers l’équipe de direction actuelle de l’École Saint-Laurent, afin de mettre en place les changements appropriés.

En attendant, toute personne ayant été victime ou témoin d’actes à caractère sexuel à l’école Saint-Laurent est invitée à communiquer avec les enquêteurs de la Section des agressions sexuelles du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). , au 514-280-8502, ou rendez-vous à un poste de police local. Pour transmettre l’information de façon anonyme, le centre Info-Crime Montréal est également joignable au 514-393-1133. Un formulaire de signalement peut également être rempli via son site internet.


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