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Crise du logement : le SOS des maires doit être entendu


Premiers au front, les maires et mairesses de partout au Québec sont débordés par la crise du logement. Ce n’est donc pas la première fois qu’ils lancent un SOS au gouvernement Legault.

Cette fois, de Montréal à Québec en passant par Rimouski et le Saguenay, ils sont quatorze à lever la main. Dans une lettre ouverte publiée dans Le journal, leur demande est simple.

Que le gouvernement applique enfin la loi obligeant les propriétaires à indiquer le montant du loyer antérieur dans la fameuse clause G du bail. Un outil crucial, insistent-ils, pour tempérer les hausses fulgurantes des loyers et donner aux locataires la possibilité de négocier à armes égales.

80% refusent

Un sondage Léger confirme que 80 % des propriétaires refusent de respecter la clause G. Je répète : 80 %. Cela ne peut pas continuer.

Les maires demandent également au gouvernement de mettre en place un registre national, public, universel et obligatoire des loyers. Une opération réalisable à coût nul.

Ce cri du cœur vient des décideurs politiques les plus proches des citoyens. Les multiples dégâts causés par la crise du logement, ils sont les premiers à en faire le dur constat sur le terrain.

Leurs concitoyens incapables de trouver un logement à un prix raisonnable, ils les ont en face. Idem pour les étudiants et les travailleurs pris au même piège. Tout le tissu humain, économique et social de leur commune en souffre.

Quand un 4 1⁄2 se loue 2 000 $/mois à Rimouski, on bascule dans l’absurde. Et c’est encore pire à Québec, Montréal et Laval. Les maires peuvent voir que le marché locatif craque partout.

Mieux réguler le marché

Ils savent que si le gouvernement ne réglemente pas mieux le marché locatif, les propriétaires garderont définitivement le gros bout du bâton. Ils savent que leur demande, à elle seule, ne résoudrait pas la crise du logement, mais elle aiderait à calmer un peu le marché.

Leur lettre ouverte est un appel à l’aide. Mais seront-ils entendus par un gouvernement qui, jusqu’à présent, comme d’autres dans le pays, refuse de s’attaquer de front à la crise du logement ? La vraie question est là.



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