Depuis 2010, les conservateurs britanniques creusent leur propre tombe

« La crise financière venait de frapper le monde », rembobiner Le Daily Telegraph. Une autre époque. Presque un « terre étrangère », comme l’écrivain LP Hartley a décrit métaphoriquement le passé. Le jeudi 6 mai 2010, le Parti conservateur de David Cameron a remporté la majorité relative aux élections législatives. La fin du blairisme. Le début d’un règne de quatorze ans. Turbulent, marqué par des ruptures, au Royaume-Uni et à l’international : référendum sur l’indépendance de l’Écosse, d’abord, en 2014 (remporté par les partisans du Non) ; un autre sur l’adhésion à l’Union européenne, deux ans plus tard (remporté par les partisans du Non) ; COVID-19[feminine;laguerreenUkraine

Et puis les montagnes russes politiques : la démission de David Cameron le 24 juin 2016, au lendemain de la victoire du Brexit ; l’échec électoral de Theresa May en 2017, suivi de sa démission également ; la victoire écrasante de Boris Johnson aux élections générales de 2019 pour « mener à bien le Brexit », suivi de sa démission également, emportée dans le scandale Partygate, les fêtes illégales organisées à Downing Street pendant le confinement.

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