des étudiants expulsés après un nouveau rassemblement pro-palestinien

Alors que quelques dizaines d’étudiants organisaient mercredi un rassemblement pro-palestinien à Sciences Po Paris, la police est intervenue cette nuit-là pour expulser les manifestants. Des faits qui surviennent un mois et demi après des incidents lors de l’occupation d’un amphithéâtre de l’établissement.

Des policiers sont intervenus dans la nuit de mercredi à jeudi à Sciences Po Paris pour expulser des étudiants qui exerçaient une occupation.alerter sur la situation à Gaza et pour un cessez-le-feu immédiat« , rapporte Rémy Buisine sur. L’opération des forces de l’ordre a eu lieu peu après minuit selon le journaliste de Brut.

La mobilisation, organisée par le Comité Palestine de Sciences Po, intervient au moment où plusieurs universités américaines sont prises dans la tourmente provoquée par le conflit à Gaza. Mercredi, toiUne cinquantaine de personnes se sont rassemblées en fin d’après-midi, dans le calme, dans une cour du campus Saint-Thomas de Sciences Po, au centre de Paris, ont indiqué des étudiants à l’AFP.

« Une centaine d’étudiants« étaient réunis dans le bâtiment du 1 Saint Thomas, sans »violence ou dégradation« , a confirmé en début de soirée la direction de Sciences Po à l’AFP, qui précisait qu’un Une grande banderole aux couleurs du drapeau palestinien était accrochée sur une passerelle à l’intérieur du bâtiment.

« Vive la Palestine !« , scandaient les étudiants, notamment en arabe, tandis que des tracts étaient distribués aux personnes présentes, appelant à un « Veillée pour la Palestine« , avec le sous-titre « Ensemble contre la répression, ensemble pour la justice : Sciences Po doit agir !« . Ils ont dressé une dizaine de tentes dans une cour intérieure.

Objectif de la mobilisation : exiger que Science Po »coupe les liens avec les universités et les entreprises complices du génocide à Gaza » Et « la fin de la répression contre les voix pro-palestiniennes sur les campus« , selon une étudiante en master qui n’a pas souhaité donner son nom.

La mobilisation a été soutenue sur X par plusieurs candidats insoumis aux élections européennes comme Rima Hassan.

Le 12 mars, quelque 300 étudiants et militants pro-palestiniens ont occupé un amphithéâtre de la prestigieuse école, dans le cadre d’une « journée de mobilisation des universités européennes pour la Palestine« . L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait alors dénoncé des propos antisémites, que contestaient les étudiants pro-Gaza.

Science Po a été accusée d’avoir laissé prospérer l’antisémitisme et la direction de l’école a saisi le procureur de la République. Une enquête administrative interne est également en cours parallèlement à l’enquête judiciaire.

La semaine dernière, aux Etats-Unis, une centaine d’étudiants de l’université de Columbia ont été arrêtés. Ils ont exigé la fin de la guerre qui ravage Gaza et le boycott de leur université de toutes les activités liées à Israël.

A Yale, une cinquantaine de personnes ont été arrêtées dans des circonstances similaires. Dans la nuit de lundi à mardi, 120 personnes ont été arrêtées devant les locaux de la prestigieuse université de New York (NYU).