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Distributeurs de cocaïne |  L’un s’est évadé de prison, l’autre doit y retourner

Deux membres influents d’un consortium de six individus qui ont tenté de s’emparer du monopole de la distribution de cocaïne au Canada, alors que la mafia montréalaise et les Hells Angels de Québec étaient affaiblis en 2012, refont la une des journaux.

Publié à 15h55

Distributeurs de cocaïne |  L’un s’est évadé de prison, l’autre doit y retourner

Daniel Renaud
La presse

La libération conditionnelle de Shane Kenneth Maloney vient d’être révoquée alors que le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP) s’adresse à la Cour d’appel pour faire abandonner les démarches entreprises devant elle par Rabih Alkhalil, évadé d’une prison de la Colombie-Britannique l’été dernier en tant que jury prêt à rendre son verdict dans l’affaire de meurtre dont il est accusé.

Maloney, 45 ans, et Alkhalil, 35 ans, ont été arrêtés en novembre 2012, ainsi que 90 autres individus, dans le cadre d’une enquête majeure appelée Loquace, par laquelle la Sûreté du Québec a démantelé un consortium et un réseau impliqués dans l’importation et la distribution à grande échelle de cocaïne. , à une époque où la mafia était secouée par une autre guerre de territoire et où les Hells Angels étaient presque tous incarcérés suite à l’opération SharQc en avril 2009.

Maloney a été condamné à dix ans pour gangstérisme, trafic de cocaïne, possession d’armes et possession d’explosifs.

Alkhalil a été condamné à 8 ans de prison pour complot de trafic de cocaïne, mais a fait appel de son cas.

L’un dit qu’il est espionné par la police

Shane Maloney, qui a été transféré dans un pénitencier de la Colombie-Britannique, a obtenu une libération conditionnelle totale en novembre 2020, mais celle-ci a été suspendue après son arrestation pour divers délits en octobre 2021.

Les services correctionnels ont reproché à Maloney, entre autres, de ne pas avoir été transparent avec son agent de libération conditionnelle sur ses déplacements et la violation d’un couvre-feu, et d’avoir refusé de répondre aux questions sur un individu. nouvellement arrivé dans son entourage.

L’agent de libération conditionnelle a également souligné que Maloney a développé des idées paranoïaques, qu’il croit que la police le suit, pour le prendre en faute, dans le but éventuel d’en faire un collaborateur.

« La Commission considère que vos convictions à cet égard constituent un obstacle à votre surveillance dans la collectivité, car la libération conditionnelle totale est une forme élargie de libération qui exige un niveau élevé de coopération et une communication ouverte entre vous et le personnel responsable de votre surveillance, ce qui inclut parfois la police », écrivent notamment les commissaires, qui ont décidé de révoquer sa libération conditionnelle même s’ils considèrent que Maloney n’a pas enfreint ses conditions.

« La Commission constate que vos progrès sont au point mort », résument les commissaires.

L’autre défie l’autorité

Quant à Alkhalil, les procureurs du Bureau des crimes graves et des affaires spéciales viennent de déposer un avis auprès de la Cour d’appel du Québec lui demandant de mettre fin aux démarches entreprises par le trafiquant devant elle.

« Lorsqu’un appelant s’est enfui, le tribunal a le pouvoir discrétionnaire de rejeter son appel comme abandonné. Un appelant qui défie l’autorité de la Cour en fuyant peut difficilement réclamer sa protection. Une telle personne se prive des voies de recours auxquelles elle a normalement droit. Les tribunaux partout au Canada hésitent à permettre à un fugitif d’utiliser des ressources juridiques tout en fuyant la justice », a écrit le procureur M.e Tian Meng dans sa requête.

En plus de sa peine reçue au Québec, Alkhalil a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité pour un meurtre commis à Toronto.

Au milieu du procès, alors qu’un jury était sur le point de rendre un autre verdict dans une affaire de meurtre, cette fois en Colombie-Britannique, Alkhalil s’est échappé du North Fraser Remand Centre avec l’aide de deux complices.

Ils ont utilisé de fausses cartes de visite, y apposant des images trouvées sur Internet, pour pénétrer dans le périmètre de la prison.

Ils ont ensuite utilisé une torche à plasma pour couper une clôture et permettre à Alkhalil de s’échapper.

Les trois hommes ont ensuite quitté l’enceinte de la prison dans une camionnette blanche. Ils sont toujours recherchés.

Pour rejoindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, ext. 4918, écrivez à dernaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La presse.


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