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Emmanuel Macron veut repousser l’âge de la retraite à 65 ans


Le président de la République proposera dans son programme de repousser progressivement l’âge légal de la retraite de 62 à 65 ans. Il veut aussi abolir les régimes spéciaux.

Le candidat Emmanuel Macron proposera dans son programme un allongement progressif de l’âge de la retraite à 65 ans, « une retraite minimale de 1.100 euros » pour les carrières complètes, et la « suppression des principaux régimes spéciaux », a annoncé jeudi 10 mars le gouvernement porte-parole Gabriel Attal, confirmant une information des Echos diffusée mercredi soir.

« Dans le programme d’Emmanuel Macron, il y aura la proposition d’allonger l’âge de la retraite et de le porter progressivement à 65 ans », a indiqué le secrétaire d’Etat sur RTL. Ce sera donc « une réforme de la responsabilité », s’est-il défendu.

Ce sera aussi une réforme « de la justice », avec une retraite minimale de 1 100 euros « pour ceux qui font une carrière complète » et la suppression des régimes spéciaux, « par exemple de la RATP ou d’EDF, comme nous l’avons fait pour la SNCF depuis nouveaux entrants », ajoute Gabriel Attal.

« Il y aura une discussion avec les syndicats », a-t-il également souligné, ajoutant que le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, « au nom du candidat Emmanuel Macron, présente aujourd’hui (ce) projet de réforme à la CFDT à l’occasion de une audience ».

« Un choix de société »

Concernant la retraite minimum pour les carrières complètes, il a rappelé que le gouvernement l’avait « déjà fait pour les agriculteurs », avec une retraite minimum portée pour eux à 85% du Smic puis « étendue ensuite aux conjoints et aux aidants ».

Défendant le principe de cette réforme, qui « fait partie des réformes prioritaires », le porte-parole du gouvernement a estimé que « dans cette élection présidentielle, nous allons avoir un choix de société : voulons-nous encore pouvoir financer la protection des Français et investir pour les Français ? On dit oui. Est-ce qu’on pense qu’il faut le faire en augmentant les impôts ? On dit non. Et donc il faut travailler plus ».

« Il s’agit aussi de nous aligner sur la plupart de nos voisins et pays comparables », a encore plaidé Gabriel Attal.

Avec l’AFP

France 24

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