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En route vers les JO, un Euro sous haute tension pour l’équipe de France de judo


Le Championnat d’Europe de judo débute vendredi à Montpellier. Une rencontre qui revêt une importance capitale pour l’équipe de France, alors que la sélection olympique se joue encore entre deux tricolores dans plusieurs catégories pour les JO de Paris.

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C’est un événement à ne pas manquer pour les judokas de l’équipe de France. Les Championnats d’Europe de judo s’ouvrent vendredi 3 novembre à Montpellier et, au-delà de la perspective d’une belle victoire à domicile, c’est bien une sélection pour les JO de Paris qui se joue pour la plupart des Bleus.

Pour un pays aussi compétitif dans cet art martial que la France, la loi des Jeux est impitoyable : un seul représentant par pays et par catégorie de poids.

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« C’est une étape clé dans la sélection pour les Jeux. Si l’un de nous est champion d’Europe, on ne va pas dire que sa place est assurée, mais il se rapproche de la sélection. Donc évidemment, il faudra être fort dans cette compétition », résume Luka Mkheidze, médaillé de bronze à Tokyo, mais pas encore sûr d’être là à Paris.

Romain Valadier-Picard rêve de disputer les Jeux dans la catégorie des moins de 60 kg et ainsi ravir sa place au pensionnaire du PSG Judo. « C’est comme ça, c’est le jeu. C’est la loi du plus fort », a-t-il déclaré à l’AFP. « Je ne m’imagine pas encore faire les Jeux ou quoi que ce soit. Je participe aux Championnats d’Europe et il faut gagner une place aux Jeux. Pour le moment, je ne l’ai pas gagnée et la compétition est rude » , ajoute-t-il sur Eurosport.

Duel sororicide

Les porte-drapeaux du judo français, Teddy Riner (+100 kg) et Clarisse Agbégnénou (-63 kg) sont protégés de la compétition pour le ticket olympique. Le premier a préféré s’en passer et s’envoler pour un stage au Japon, laissant à Aurélien Diesse le soin de représenter la France dans sa catégorie. La seconde n’aura pas de concurrent français dans sa catégorie, samedi 4 novembre.

En revanche, la lutte sera rude chez les hommes : Walide Khyar et Maxime Gobert s’affronteront en -66 kg, tandis qu’Alexis Mathieu devra surveiller Axel Clerget en -90 kg. Chez les femmes, le duel entre Madeleine Malonga, vice-championne olympique en titre, et la revenante Audrey Tcheuméo, médaille d’argent à Rio et de bronze à Londres et récente 2e des championnats du monde s’annonce spectaculaire.

Pour Marie-Ève ​​Gahié et Margaux Pinot, la course aux Jeux ressemble en tous points à un duel sororicide. Respectivement 8ème et 11ème mondiaux, ils peuvent tous deux prétendre au ticket. Les deux coéquipiers du PSG en judo avaient déjà vécu une bataille similaire il y a trois ans pour Tokyo. Un duel qui a fini par tourner à l’avantage de Margaux Pinot.

« C’est nouveau! Il va falloir être concentrés jusqu’au dernier moment (…), c’est une vraie bataille», annonce Margaux Pinot. « (L’euro) va être décisif quelque part, peut-être pas à 100 %, mais il sera très important. Il faudra donc être au meilleur de notre forme et viser une belle médaille.

Si cette rivalité constante n’est pas toujours facile à vivre pour les deux judokates, ils veulent tous deux croire que ce combat les propulse vers les sommets.

« Cela peut parfois être fatiguant d’avoir une telle concurrence, mais c’est aussi un ‘booster’. Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers et donc nous sommes obligés de trouver des petits détails sur lesquels nous améliorer à chaque instant », dit Pinot.

«J’essaie de penser à moi avant de penser à Margaux», explique Marie-Ève ​​Gahié. « Peut-être qu’en 2021 je n’étais pas assez mature, concentre-toi. »

« Comme toute pression, j’essaie de la transformer en bon pressing », ajoute le Parisien. « Il y a des moments où c’est vrai qu’on peut le prendre un peu négativement, mais ça peut aussi m’aider à me dire : ‘Ne lâche pas’. Après, je ne m’en sers pas non plus pour évoluer. J’ai mon cadre, je sais où est l’objectif.

Un problème d’homme riche mais un casse-tête

Pour la direction française, cette densité de sportifs est aussi un casse-tête. Comment les mettre dans les meilleures conditions et garder une ambiance de travail gérable alors que stress et rivalités s’exacerbent à l’approche des Jeux de Paris ?

Christophe Massina, le manager de l’équipe féminine de l’équipe de France, a tenté de recentrer ses athlètes : « L’objectif n’est pas de se qualifier aux JO, mais de ramener des titres européens !, rappelle-t-il dans Ouest France, avant d’ajouter : « Nous On parle beaucoup des JO autour d’eux, mais notre rôle est de calmer tout cela. Ce qui se passera ensuite arrivera, mais le but ici est de continuer à progresser. »

Pour éviter des maux de tête face à ce problème des riches, la fédération de judo a clarifié son « parcours de sélection » pour les JO. Trois moments seront décisifs dans le choix final de la FFJ : la fin de l’Euro, où toute médaille d’or vaudra presque déjà un ticket direct pour les JO. Fin février, après les Grands Chelems de Paris et Tel-Aviv – si ce dernier a lieu. Et enfin en mai après les Championnats d’Europe en Croatie

« En communication, les annonces seront faites sur les tatamis, sur un temps fixé, fixé, après validation par le comité de sélection », explique Sébastien Mansois, le directeur technique national. « L’objectif est de rendre cela aussi non-violent que possible. » Il faudra tout l’enseignement du monde pour expliquer à un athlète que le rêve de sa vie de participer aux Jeux Olympiques chez lui s’effondre…

Paris accueille les Jeux Olympiques de 2024 du 26 juillet au 11 août. © Studio Graphique FMM

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