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Enseignement supérieur |  Une première femme à la tête de Polytechnique

Ancienne présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen, devenue directrice générale de Polytechnique Montréal, a appris La presse. Elle est la première femme à occuper le poste de cette institution vieille de 149 ans qui a été marquée par le féminicide du 6 décembre 1989.

Publié à 17h07

Enseignement supérieur |  Une première femme à la tête de Polytechnique

André Duchesne
La presse

La nomination a été approuvée mercredi après-midi par le conseil des ministres du gouvernement du Québec lors de sa réunion hebdomadaire.

« Je suis ravi », déclare M.moi Cohen en entretien avec La presse. Polytechnique est mon alma mater (elle est diplômée en génie industriel, 1996) et c’est aussi là que mon engagement social a commencé. Polytechnique Montréal est une organisation qui a un impact important sur la société par sa mission et je crois qu’elle peut avoir un impact encore plus grand. Je suis une femme axée sur la mission et je suis vraiment excitée par ce défi. »

Lorsqu’elle parle de son intérêt pour les « organismes à mission », précisons que Mme.moi Cohen était, jusqu’au 31 mars 2022, directrice générale de la Fondation CHU Sainte-Justine, poste qu’elle occupait depuis 2014. Elle a été présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec de 2009 à 2012.

« Maud Cohen a impressionné le comité de concertation et les membres du conseil d’administration par son expérience variée en gestion et en philanthropie, ainsi que par le leadership dont elle a fait preuve tout au long de sa carrière », a déclaré Pierre Lassonde. , président du conseil. Elle a ce qu’il faut pour rallier la communauté autour d’une vision rassembleuse et prometteuse qui permettra à Polytechnique de poursuivre sa quête d’excellence en enseignement et en recherche. »

« C’est une grande fierté pour moi d’être directrice générale et très fière d’être la première femme à diriger l’institution en près de 150 ans », poursuit Mme.moi Cogen à propos de cette première dans l’histoire de l’institution. C’est hautement symbolique. Je ne dis pas nécessairement qu’il était temps; c’est un métier essentiellement masculin. »

Elle note que 30 % des jeunes femmes forment actuellement la cohorte du baccalauréat. « Il faut du temps pour sensibiliser les jeunes femmes aux sciences pures et appliquées », dit-elle. Certes, il était temps, mais en même temps, le contexte fait que les universités ou facultés de génie sont davantage dirigées par des hommes. Or, toute organisation a besoin de diversité au sens large. C’est quelque chose à considérer pour nos institutions publiques. »

le développement durable

Quels projets, quels enjeux, veut-elle mettre en avant ?

« Dans une entrevue pour le poste, j’ai mentionné à plusieurs reprises que je suis une dirigeante qui s’appuie fortement sur le regroupement des équipes pour développer la vision organisationnelle », dit-elle. Il est important d’avoir une belle vision collective et de tenir compte de ce que les gens veulent voir comme vision collective de l’École. »

À l’aube du 150e anniversaire de l’organisme, elle croit que Polytechnique a de quoi réfléchir pour l’avenir. « Comment allons-nous nous réinventer ? Comment relever les défis du nouveau siècle ? Comment va-t-on faire émerger des méthodologies d’enseignement plus centrées sur l’élève ? Comment développer le futur ingénieur en fonction des besoins et des défis futurs. »

La recherche, le manque d’espace par rapport aux autres institutions québécoises et la diversité, tant chez les étudiants que chez les professeurs, sont d’autres défis qui la préoccupent.

En plus de son diplôme d’ingénieur, Maud Cohen détient un MBA de l’École des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal en 2004 et un certificat en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés de l’Université Laval.

Jusqu’en mai, elle a présidé le comité d’experts indépendants sur l’intégration architecturale et urbaine du REM Est de Montréal. Ce comité a cessé ses travaux lorsque Québec et la Ville de Montréal ont repris le dossier de CDPQ Infra.

Le nouveau directeur général de Polytechnique Montréal était candidat (défaite face à Léo Bureau-Blouin) de la CAQ dans Laval-des-Rapides aux élections générales du 4 septembre 2012 au Québec. Elle avait été présidente de la CAQ 2013-2014.

A ce sujet, elle affirme que sa nomination n’est pas politique. « La ministre de l’Enseignement supérieur (Danielle McCann) n’a aucune influence dans le processus. J’ai dû passer deux entretiens solides demandant beaucoup de travail. Ça a été fait avec rigueur comme de bons ingénieurs », s’amuse-t-elle.

Maud Cohen prendra ses fonctions le 10 août pour un mandat de quatre ans. Polytechnique Montréal compte 9 930 étudiants et plus de 300 professeurs. Son budget annuel est de 275 millions, dont 105 millions consacrés à la recherche.


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