Européens. Après avoir longtemps eu le vent en poupe, l’extrême droite nordique essuie un revers

Jusqu’au 9 juin, l’extrême droite nordique bénéficiait d’une bonne dynamique, tant lors des dernières élections nationales que lors des élections européennes. Mais le vote de dimanche a mis un coup d’arrêt brutal aux progrès des Démocrates suédois et du Parti finlandais.

« La soirée électorale était inhabituelle pour un homme qui allait de succès en succès » tout au long de ses deux décennies à la tête des Démocrates suédois, note le quotidien de Stockholm Dagens Nyheter à propos de Jimmie Akesson. C’est en effet la première fois que son parti ne progresse pas dans un scrutin par rapport au précédent scrutin de ce genre.

Un parti « reradicalisé »

Avec 13,2% des suffrages, le grand parti d’extrême droite du royaume a perdu deux points par rapport aux élections européennes de 2019. Et a fait nettement moins bien que lors des dernières élections législatives, où il avait terminé en deuxième position (20,5%). , en 2022). Pour Aftonbladet, Démocrates suédois « se sont reradicalisés » après une période de normalisation. Et ce journal proche de l’opposition social-démocrate (arrivant dimanche en première position, avec 24,9%) évoque le « campagne ouvertement raciste, construite sur la théorie du grand remplacement » dirigé par l’extrême droite.

Selon Dagens Nyheterses allusions à une éventuelle sortie du royaume de l’Union européenne (UE) « a attiré moins de monde que prévu ». Selon un sondage à la sortie des urnes,