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Faire un troc : le seul moyen de trouver un appartement à Montréal ?


Avec la crise du logement, faire un troc est-il devenu le seul moyen de trouver un nouvel appartement à Montréal ? 24 heures discuté avec quatre personnes qui sont actuellement à la recherche d’un nouveau logement.

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Andrea et son compagnon, qui attendent leur premier enfant, sont à la recherche d’un nouvel appartement plus grand. Pour trouver la perle rare, le couple veut utiliser son 3 1⁄2 à La Petite-Patrie, dont le loyer est de 725 $ par mois, comme monnaie d’échange.

Un échange, c’est quand deux locataires acceptent de se céder leur bail et d’échanger leur logement.

« Nous sommes obligés de le faire, car il n’y a que des swaps qui sont disponibles à bas prix », explique Andrea, qui dit ne pas le faire à la légère.

Des swaps et encore des swaps

Le Montréalais ne semble pas être le seul à tenter l’échange, très prisé des locataires dont le loyer est inférieur au marché actuel. Sur Marketplace, les annonces d’échange sont omniprésentes, tout comme sur de nombreux groupes de locataires sur Facebook.

En général, le locataire publie des photos accompagnées d’un descriptif de son appartement actuel. Il indique également le type de logement qu’il recherche ainsi que la fourchette de prix qui l’intéresse.

Et est-il légal d’« échanger » son appartement ?

C’est absolument le cas, déclare l’avocat du logement David Searle. S’agissant d’une double cession de bail, un bailleur ne peut s’y opposer, sauf s’il a un motif sérieux. Par exemple, s’il pense que la personne n’a pas les moyens de se loger.

Et ça marche ?

Depuis qu’Andrea a publié une annonce sur Marketplace et sur des groupes Facebook au début du mois de mars, elle a reçu des centaines de messages de personnes intéressées à reprendre possession de sa maison. Selon ses observations, au moins un tiers de ces personnes cherchaient activement à faire un échange.

Cependant, elle remarque que certains locataires affirment vouloir échanger des appartements juste pour tester le marché.

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Beaux appartements pas chers

Comme Andréa, Maryève, qui paie 670 $ par mois pour un 3 1⁄2 dans Hochelaga-Maisonneuve, s’est tournée à contrecœur vers l’échange.

« Les appartements qui sont en échange sont vraiment pas chers, ils sont beaux, il y a des balcons et de la lumière, par rapport aux appartements qui ne sont pas en échange [qui sont chers et en moins bon état]», remarque le Montréalais.

« Toutes les annonces qu’on a vues d’échanges, ça nous a un peu agacé […]mais on a décidé d’y aller, parce que sinon on ne trouvait rien », poursuit celle qui espère un logement plus grand pour emménager avec son compagnon.

Cependant, son projet semble avoir échoué : sa logeuse l’informe qu’elle souhaite profiter de son départ pour reprendre le logement de sa fille.

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Eve souhaite quitter la maison familiale depuis un certain temps. Mais avec l’État sur le marché, elle craignait de se retrouver sans rien. Mais voilà qu’une de ses amies a décidé de lui laisser un 3 1⁄2 à 560$ par mois à Villeray. Eve peut donc l’utiliser pour faire un échange.

« J’ai vraiment eu de la chance d’avoir l’opportunité de faire un échange, car sinon je ne pense pas que j’aurais pu [de trouver un appartement à bon prix] », avoue-t-elle.

Une bonne nouvelle pour les locataires ?

Sur le papier, les échanges peuvent aider à maintenir les prix des logements abordables.

Les transferts de bail permettent aux locataires de contourner des hausses de loyer importantes, souligne Guillaume Dostaler, coordonnateur d’Entraide Logement, un comité dans Hochelaga-Maisonneuve.

Cependant, les personnes qui n’ont pas de maison intéressante à échanger pourraient souffrir de la popularité croissante des échanges. C’est le cas de Maely, qui vit toujours chez ses parents.

« Comme je n’ai rien à échanger, je me sens prise », regrette la jeune femme, qui craint que les appartements abordables restent entre les mains des mêmes locataires.

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