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Félix Auger-Aliassime, un espoir prêt à toucher les sommets

Le public londonien en rêve déjà : un quart de finale entre le ténor Rafael Nadal et l’une des plus belles promesses du tennis mondial, Félix Auger-Aliassime. Quelques semaines après son épique huitième de finale perdu face à la star espagnole à Roland-Garros, c’est une « FAA » décomplexée qui entend confirmer son état de forme sur la pelouse de Wimbledon. Et se venger ?

A force d’entendre son nom depuis quelques années, on pourrait croire, si l’on ne suit pas assidûment le tennis, que Félix Auger-Aliassime est un vieux vétéran du circuit.

Sauf que le jeune Canadien est toujours, à 21 ans, l’un des joueurs les plus prometteurs de sa génération et un grand espoir pour le tennis mondial, alors qu’il prépare son troisième tournoi de Wimbledon.

A Londres, Félix Auger-Aliassime, qui à son âge a déjà donné un sens à sa carrière en s’engageant pour l’éducation et la protection des enfants au Togo, pays d’origine de son père, l’occasion d’enlever définitivement l’étiquette d’espoir de son dos .

Avec son physique imposant (1,93 m, 88 kg), son énorme service, son élégance technique et son talent précoce, Félix Auger-Aliassime a tous les atouts pour s’installer confortablement et durablement parmi les dix meilleurs joueurs du monde.

Un avenir tout tracé pour « FAA », qui monte doucement en puissance depuis sa qualification pour la finale de Roland-Garros juniors à 15 ans, en 2016, sa victoire à l’US Open juniors la même année, et sa première finale d’un tournoi ATP , à Rio, disputée (et perdue…) à l’âge de 18 ans.

A 19 ans, ce fan absolu de Roger Federer, né le 8 août comme lui, est devenu le premier joueur né en 2000 à entrer dans le top 100. Deux ans plus tard, il rejoint le top 10.

Fin d’une drôle de malédiction

Classé neuvième mondial et entraîné par Frédéric Fontang et Toni Nadal, l’oncle de Rafael Nadal, Félix Auger-Aliassime est désormais redouté par les cadors du circuit. Sur gazon, où il est très à l’aise (finale à Stuttgart en 2021, demi-finale en 2021 et quart de finale en 2022 à Halle), le Québécois sera attendu à Wimbledon. La saison dernière, il avait atteint les quarts en 2021 (éliminé par Matteo Berrettini), après avoir battu Alexander Zverev au tour précédent, en cinq sets.

D’autant que le droitier à la maturité bluffante a franchi une nouvelle étape mentale cet hiver et mis fin à une étrange malédiction en remportant son premier titre après huit échecs en finale entre 2019 et 2021. C’était à Rotterdam, début février. , face au Grec Stefanos Tsitsipas, l’un des ténors du circuit.


« C’est un grand soulagement, un poids en moins sur mes épaules, confiait-il après cette victoire (…). C’est fou. J’ai passé de nombreuses nuits blanches à penser à ce premier titre, à me demander pourquoi je n’avais pas pu aller jusqu’en finale. « 

Un soulagement qui lui a donné des ailes au point de s’approcher de l’exploit, fin mai, contre sa majesté Rafael Nadal en 8e de finale à Roland-Garros. Le Montréalais, qui n’avait jamais gagné de match à Paris en deux apparitions, a contraint le Majorquin à jouer un cinquième set. Une Porte d’Auteuil rarissime, puisque le Canadien n’est que le troisième joueur à réaliser cette « performance ».

S’il atteint les quarts de finale à Wimbledon, il pourrait même s’offrir une revanche épique contre Rafael Nadal. Le public londonien en rêve déjà.



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