Florence devient la capitale du cyclisme

Premières reconnaissances, présentation des équipes : à deux jours du départ, les coureurs du Tour de France sont entrés dans le vif du sujet jeudi à Florence, berceau de la Renaissance où les masques anti-Covid ont fait leur retour.

« Je ne veux pas revivre la même chose que j’ai vécu l’année dernière au Giro, je veux juste faire attention », a déclaré Remco Evenepoel en apparaissant masqué devant la presse au Palazzio Vecchio, l’un des multiples palais majestueux. pour illuminer la ville toscane.

En 2023, le Belge, qui disputera cette année sa première Grande Boucle, a dû abandonner le Tour d’Italie à cause du virus, alors même qu’il était leader.

Plusieurs coureurs ont été malades ces dernières semaines, dont le Français David Gaudu. Et certains ont même été contraints de se retirer car insuffisamment récupérés, comme le Britannique Tao Geoghegan Hart ou l’Américain Sepp Kuss, le sherpa de Jonas Vingegaard.

« On sait que le Covid fait son grand retour. On veille à reprendre l’habitude des mesures barrières, même si les réflexes se sont un peu perdus. Nous sommes face à l’événement majeur de la saison », a commenté le manager de l’équipe Decathlon-AG2R La Mondiale, Vincent Lavenu.

En début de semaine, le directeur du Tour, Christian Prudhomme, avait indiqué à l’AFP que des masques seraient « mis à disposition » si nécessaire, mais qu’il n’y aurait pas de protocole sanitaire, comme c’était le cas. cas au plus fort de la crise sanitaire.

– Premier départ d’Italie –

L’ambiance est montée d’un cran jeudi à Florence avant la présentation des équipes en soirée sur la Piazzale Michelangelo, qui surplombe la ville et le fleuve Arno.

Sous un ciel nuageux, Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, qui se sont partagés les quatre dernières éditions, ont effectué samedi en milieu de matinée une reconnaissance du parcours de la première étape entre Florence et Rimini.

Cette 111e édition marque le premier départ d’Italie dans l’histoire du Tour de France, cent ans après la première victoire italienne d’Ottavio Bottecchia en 1924. Elle se terminera, après trois semaines de combats et de souffrances, le 21 juillet à Nice, et non à Paris comme d’habitude, à cause des Jeux Olympiques.

Tadej Pogacar, vainqueur en 2020 et 2021, fait figure de grand favori, tant par la forme étincelante dont il affiche cette année que par les difficultés rencontrées par ses principaux rivaux.

« Ma forme est encore meilleure que prévu. Je ne me suis jamais senti aussi bien sur un vélo», a prévenu mercredi le leader de la puissante équipe des Émirats arabes unis.

Détrôné ces deux dernières années par Jonas Vingegaard, « Pogi » aspire à devenir le premier coureur depuis Marco Pantani en 1998 à réaliser le doublé Giro-Tour la même année.

Il a rempli la première partie de son contrat en écrasant la concurrence lors du Tour d’Italie, remporté avec près de dix minutes d’avance.

– Pogacar « imbattable » –

« Si Tadej reste sain et sauf, il sera imbattable. On l’a vu sur le Giro et il sera encore plus fort sur le Tour de France », a répété Remco Evenepoel jeudi.

Le Belge visera « une victoire d’étape » tout en voulant « terminer le plus haut possible au classement général », mais sans se mettre « aucune pression ».

Reste à vérifier s’il s’est complètement remis de la terrible chute début avril lors du Tour du Pays Basque où il s’est fracturé une clavicule et une omoplate et qui a emporté deux autres grands favoris, Vingegaard et Roglic.

Des trois, c’est le Danois, double vainqueur sortant, qui a subi le plus de dégâts. Hospitalisé pendant 12 jours pour des fractures à la clavicule, aux côtes et à un pneumothorax, Vingegaard n’a repris le vélo que le 7 mai et n’a plus couru en compétition depuis.

Après avoir dominé l’épreuve ces deux dernières années, son équipe cycliste Visma-Lease, en proie à une incroyable succession de mésaventures depuis le début de la saison, s’annonce cette fois moins forte que l’armada émirienne et peut-être même le Red Bull-Bora Hansgrohe de Roglic. .

Le Slovène, également impliqué dans le crash au Pays Basque mais qui s’en est sorti sans aucune fracture, sera épaulé notamment par l’Australien Jai Hindley et le Russe Aleksandr Vlasov.

jk/cyj