Girondins de Bordeaux : Gérard Lopez espère finaliser un accord avec un investisseur d’ici la fin de la semaine

C’est l’heure de Lopez ! Comme chaque année, il est temps pour le propriétaire et président des Girondins de Bordeaux d’enfiler son plus beau maillot et ses crampons pour tenter d’inscrire le but libérateur lors du match le plus important de la saison des Marine et Blanc face à la DNCG. Et sans surprise, encore une fois, tout se jouera dans le temps additionnel avec le gendarme financier du football français.

Une situation que même certains de ses proches regrettent de plus en plus : « C’est comme un étudiant qui fait ses devoirs tous les dimanches soir à 23 heures. » glisse l’un d’eux. Après des semaines de grand flou et de silence, Gérard López semble enfin se mettre en route une semaine avant la comparution du club devant l’instance, actuellement prévue le 19 juin (voir par ailleurs). Et il est vraiment temps puisque Il faut trouver entre 25 et 30 millions d’euros pour financer la saison prochaine comme l’avait révélé France Bleu Gironde le mois dernier.

Une société d’investissement adossée à un grand consortium

La semaine dernière, Gérard Lopez poursuivait encore les discussions avec deux investisseurs potentiels sans que rien de concret n’en ressorte, au point que son entourage commençait à s’inquiéter sérieusement de la situation. Finalement, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a fini par passer la seconde mardi dernier en étant de nouveau reçu par l’un des investisseurs. Lors de ces entretiens à Londres puis à New York, le propriétaire de la Marine et Blanc a dû particulièrement montrer ses références compte tenu de son histoire dans le sport de haut niveau. Mais comme souvent, dans ce domaine, il se montre plutôt habile et convaincant.

Gérard Lopez et son directeur général, Thomas Jacquemier.
Gérard Lopez et son directeur général, Thomas Jacquemier. © Maxppp

Depuis, les négociations avancent avec cette société d’investissement américaine, spécialisée dans la « fintech » et le conseil en investissements financiers. Précision de la taille, cette institution financière est principalement soutenue dans sa démarche par un large consortium d’investisseurs internationaux ce qui donne de la crédibilité à l’affaire. Reste que pour le moment, tout le monde reste extrêmement prudent autour de Gérard Lopez. Beaucoup font référence à saint Thomas : « Je ne crois que ce que je vois. » Si, ce mardi soir, il semble qu’un accord de principe ait été trouvé entre toutes les parties, il n’y a toujours rien de définitivement signé.

Dette… Mais aussi une entrée en capital ?

La prudence est également de mise, car on ne sait absolument pas sous quelle forme cette société d’investissement pourrait investir et pour quelle durée. L’homme d’affaires n’a pas fourni ces précisions ce mardi au tribunal de commerce de Bordeaux. lors d’un point d’avancement avec son président. Il y aura forcément une part importante de dette, comme au temps de Fortress et de King Street, à la différence que les montants seront moindres. D’autres sources évoquent également la possibilité d’intégrer du « private equity » à cet investissement, c’est-à-dire une entrée au capital du club. Enfin, cet investisseur aurait discuté avec Gérard Lopez de l’éventuel rachat de Matmut Atlantique même si ce dossier paraît aujourd’hui très secondaire et très complexe à finaliser.

En parallèle, le club continue de recevoir des manifestations d’intérêt. Mais comme d’habitude dans ce type de dossier, il y a un peu de tout et de n’importe quoi. C’est le jeu. Les rencontres se poursuivent donc avec d’autres investisseurs intéressés comme ces derniers jours avec les Français. Selon nos informations, Santiago Cucci, récent candidat au rachat des Girondins de Bordeaux, sort lui aussi régulièrement la tête du placard pour montrer qu’il est toujours là. Pour rappel, l’ancien dirigeant de l’OL avait essuyé un refus d’accepter il y a quelques semaines avant d’échouer dans le rachat de l’AS Saint-Etienne.

Et si rien ne se passait finalement ? Certains suggèrent que dans le pire des cas, Gérard Lopez lui-même pourrait remettre la main à la poche, mais ce serait le strict minimum. Une chose est sûre, quel que soit le scénario, il devrait y avoir un grand plan de restructuration au sein du club. Un plan que l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois avait élaboré dès son arrivée il y a trois ans avant de le mettre de côté contre l’avis de plusieurs de ses proches.

Vers un report du passage devant la DNCG

A la lecture de cette situation, et même si, comme dirait quelqu’un d’autre, dans le football, tout peut aller très vite, la question du timing pose question, voire interpelle. Comment présenter un dossier cohérent et le lier à la DNCG en une semaine ? Selon les informations de France Bleu Gironde, il est fort probable que les Girondins de Bordeaux demandent un report de leur comparution devant la DNCG, comme ont tendance à le faire de plus en plus de clubs. Si cela doit permettre à Gérard Lopez de se présenter avec le meilleur dossier possible devant l’instance, il y en a un qui risque d’éructer une nouvelle fois, c’est Albert Riera, l’entraîneur des Marine et Blanc. Mais l’Espagnol sera-t-il encore là dans quelques semaines…