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Grèves dans l’éducation | Montréal licencie tous ses brigadiers scolaires

Les quelque 550 brigadiers scolaires qui aident quotidiennement les enfants dans les rues à proximité des écoles ont été mis à pied par la Ville de Montréal en raison des grèves dans le secteur de l’éducation, apprend-on. La presse. Ils devront se tourner vers l’assurance-emploi si le conflit de travail continue.


Depuis mardi matin et pour une durée indéterminée, les brigadiers scolaires ne sont plus payés, confirme le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente ces travailleurs qui gagnent environ 16 000 $ par année.

« J’essaie de me battre avec la Ville en ce moment, mais nous ne voulons rien avoir à faire avec leur paiement », a déclaré Marie-Claude Lessard, conseillère syndicale au SCFP.

Il s’agit d’une décision qui n’a pas d’équivalent ailleurs dans la province, a-t-elle déclaré. « Québec, Trois-Rivières, Gatineau, St-Jean-sur-Richelieu, Gatineau, Brossard, Saint-Bruno » continuent de payer leurs brigadiers scolaires, malgré la grève dans le secteur de l’éducation.

Les Montréalais devront prendre des « journées de tempête » pendant les trois premiers jours de grève, puis devront présenter une demande d’assurance-emploi vendredi.

Les enseignants de Montréal seront en grève générale illimitée à partir de cette date, mais les écoles sont fermées depuis mardi en raison de la grève du Front commun, qui inclut dans ses rangs du personnel scolaire autre que les enseignants.

Les brigadiers scolaires de la métropole sont rémunérés 20,01 $ de l’heure. Ils travaillent en moyenne 20 heures par semaine – des heures réparties en trois équipes par jour – pendant 40 semaines par an. La plupart de ces brigadiers ont plus de 50 ans.

Le recrutement s’est avéré difficile au cours des dernières années, au point que les policiers du Service de police de la Ville de Montréal ont dû effectuer eux-mêmes ces tâches à un taux horaire nettement plus élevé.

Selon le syndicat, il manque environ 70 brigadiers scolaires à Montréal. Nous craignons que si le conflit se poursuit, entre 10 à 20 % des brigadiers décident de travailler ailleurs et nous avons proposé à la Ville de Montréal de confier aux brigadiers des travaux communautaires en attendant la fin du conflit.

« De toute façon, c’est budgétisé », précise Marie-Claude Lessard. « Ils ne veulent pas », ajoute-t-elle.

La Ville de Montréal n’a pas répondu aux questions de La presse au moment de la publication.


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