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Grèves du secteur public | Le front commun et la FIQ veulent donner une chance aux négociations

(Montréal) Le front commun du secteur public et la FIQ donneront une chance à la négociation et à la conciliation dans les prochains jours, avant d’annoncer d’autres journées de grève, si nécessaire.




Les 420 000 membres du front commun, composé de la CSN, de la CSQ, de l’APTS et de la FTQ, sont retournés au travail vendredi, après avoir débrayé pendant trois jours consécutifs.

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques, s’est mise en grève pendant deux jours, jeudi et vendredi.

Parallèlement, la Fédération autonome de l’éducation (FAE), qui représente 66 000 enseignants du primaire et du secondaire, a entamé jeudi une grève générale illimitée.

Ni la FIQ ni le Front commun ne se sentent prêts à annoncer d’autres journées de grève.

« Pour le moment, nous voulons donner une chance à la négociation. Mais nous restons prêts», a indiqué la FIQ vendredi.

Le front commun se réunira dimanche pour faire le point, mais il n’est pas sûr qu’il décide ensuite d’annoncer de nouveaux jours de grève ou une grève illimitée, comme le lui permet son mandat de grève.

« Cela pourrait être reporté. Ce que nous faisons dimanche, c’est vraiment faire le point, l’état de la situation, ce qui se passe aux tables, l’arrivée du conciliateur et l’état des lieux. Et, à partir de là, pourra-t-on avancer directement ou faudra-t-il attendre encore quelques jours ? Ce sera quelque chose à voir», a résumé Éric Gingras, président de la CSQ, en entrevue.

En conciliation

Le front commun a demandé il y a quelques jours l’intervention d’un conciliateur du ministère du Travail.

Après avoir tenu des rencontres séparées avec les partis patronaux et syndicaux, il a tenu des rencontres tripartites, a indiqué M. Gingras.

« Il y a eu des réunions où le conciliateur était présent, alors que les deux parties étaient à la table, car il y a des moments où c’est séparé et il y a des allers-retours. Donc, ça se passe à plusieurs niveaux depuis mardi», a résumé le président de la CSQ.

Même si Québec et le Front commun ne s’entendent pas sur la portée du mandat du conciliateur — Québec veut exclure les salaires et le régime de retraite — M. Gingras garde espoir.

« Nous avons des espoirs. Nous essayons de faire bouger les choses depuis le début. Puis-je vous dire que nous sommes proches d’un accord ? Bien sûr que non ! Mais nous pensons qu’il y a un « élan » qui est là et nous voulons juste lui donner de l’espace », a ajouté M. Gingras.

Jeudi, le premier ministre François Legault s’est dit prêt à bonifier son offre si les syndicats concernés faisaient preuve de plus de « flexibilité » dans l’organisation du travail.

Le front commun a-t-il déjà entendu parler de cette offre améliorée ? « Non du tout », répond M. Gingras.

Les quatre membres du front commun ont répondu qu’ils attendaient de voir ce que comprendrait cette offre améliorée avant de juger. Et ils sentaient déjà qu’ils faisaient preuve de flexibilité. «Disons qu’on ne retient pas notre souffle», a conclu M. Gingras.


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