Skip to content
Guerre en Ukraine : des vidéos analysées par « Le Monde » attestent de l’usage d’armes à sous-munitions en zone civile


« Nos frappes ne sont lancées que sur des installations militaires et utilisent exclusivement des armes à guidage de précision »a assuré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou le 1euh Mars. Une affirmation répétée par Vladimir Poutine, le 6 mars, lors d’un échange téléphonique avec Emmanuel Macron.

Zones résidentielles touchées, civils tués ou blessés et utilisation d’armes à sous-munitions… Depuis le début de la guerre en Ukraine, des images publiées sur les réseaux sociaux ont pourtant documenté les exactions russes contre les populations civiles.

Particulièrement touchée par les tirs d’artillerie et de missiles russes, Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, a déjà payé un lourd tribut. La cellule d’investigation vidéo du Monde collecté et analysé des dizaines de photos et de vidéos, qui renseignent sur la nature des attentats. Plusieurs images montrent l’utilisation d’armes à sous-munitions et leurs conséquences mortelles pour les civils.

Certaines images contenues dans cet article peuvent choquer.
Sur les smartphones, désactivez le mode d’économie d’énergie pour lire des vidéos.

Plusieurs vidéos de bombes à fragmentation ont été tournées en Ukraine en février 2022.

Les armes à sous-munitions, une arme dévastatrice pour les civils

Contrairement à la plupart des missiles et des bombes, qui ne contiennent qu’une seule charge explosive, les armes à sous-munitions en contiennent plusieurs, libérées en grappes. Pendant le vol, le conteneur s’ouvre et laisse échapper quelques dizaines à plusieurs centaines d’explosifs, qui vont se disperser sur une grande surface et exploser près du sol, ou au sol.

Ces armes dites « non discriminatoires », ne permettent pas de distinguer les civils des militaires et risquent de toucher des habitations à plusieurs centaines de mètres de la cible initialement prévue par le tireur.

Autre danger : un certain nombre de sous-munitions larguées n’explosent pas à l’impact, et peuvent tuer des civils longtemps après leur largage. Plusieurs photos de ces explosifs qui n’ont pas explosé mais gisent au sol, toujours en état de mal, ont été prises en Ukraine.

Guerre en Ukraine : des vidéos analysées par « Le Monde » attestent de l’usage d’armes à sous-munitions en zone civile

En raison des risques pour les populations civiles, plus d’une centaine de pays ont ratifié, en 2008, une convention interdisant l’utilisation des armes à sous-munitions. Ni la Russie ni l’Ukraine ne l’ont signé. Depuis 2014, des ONG accusent les deux pays d’utiliser ces armes dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine.

D’où viennent ces bombes ?

Les images d’explosions de sous-munitions que nous avons pu analyser ne permettent pas à elles seules de déterminer qui a tiré. Mais d’autres vidéos et photos montrent certaines sections des missiles et identifient les modèles utilisés. Il s’agit essentiellement de missiles de la famille 9M55K, dits « Smerch », et, plus rarement, 9M27K, dits « Hurricane ». Plusieurs versions de ces fusées permettent le largage de sous-munitions et équipent les armées russe, biélorusse et ukrainienne.

Il vous reste 45,19% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.


zimonews Fr2En2Fr

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.