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Guerre en Ukraine : Pékin hésite à assumer le rôle de médiateur


La Chine n’a pas actuellement l’intention de jouer un rôle de premier plan dans la résolution de ce qu’elle continue d’appeler « la crise ukrainienne ». En témoigne le – long – communiqué de presse publié par Pékin après la conversation téléphonique que le président Xi Jinping a eue, mardi 8 mars, avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. Xi n’avait jusqu’ici évoqué le sujet qu’avec un seul dirigeant étranger : Vladimir Poutine, le 25 février, au lendemain du début de « l’opération militaire spéciale », car Moscou fait référence à la guerre qu’il mène actuellement en Ukraine. Deux appels téléphoniques en treize jours et aucun pour le président ukrainien. Dans le même temps, le président américain Joe Biden a eu sept entretiens téléphoniques avec des Européens et a rencontré le président finlandais Sauli Niinistö à la Maison Blanche.

Selon le communiqué, Xi « déplore profondément le retour de la guerre en Europe ». La Chine a proposé son aide, mais une grande partie repose sur « couloirs humanitaires » qui sont souvent, selon les Européens, un piège tendu par Vladimir Poutine aux populations civiles. Xi Jinping a rappelé la position constante de la Chine depuis le début du conflit : « la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées » – en s’abstenant de condamner l’invasion de l’Ukraine – et « les préoccupations légitimes de sécurité de tous les pays doivent être prises au sérieux ». Oui « La Chine apprécie les efforts de bons offices de la France et de l’Allemagne », elle n’a clairement pas l’intention de prendre les devants, ce que confirme le communiqué de l’Elysée : « Le président Xi a soutenu l’action de la France et de l’Allemagne pour un cessez-le-feu. »

La Chine entend d’autant moins se mettre en avant qu’elle est en désaccord sur plusieurs points avec les Européens. Ainsi, elle considère « nécessaire d’appeler à la plus grande retenue pour éviter une crise humanitaire de grande ampleur ». Une manière indirecte de critiquer les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine. Plus explicitement encore, Pékin s’inquiète des conséquences des sanctions occidentales, sans remettre en cause la guerre, car elles « aura un impact sur la stabilité de la finance mondiale, de l’énergie, des transports et des chaînes d’approvisionnement et pèsera lourdement sur l’économie mondiale (…) qui ne profite à personne, la déclaration continue.

« Trop tôt » pour s’engager

Pour la Chine, l’Europe doit « poursuivre son autonomie stratégique et promouvoir un cadre européen de sécurité équilibré, efficace et durable ». Comment? ‘Ou quoi ? « En menant un dialogue d’égal à égal entre l’Union européenne, la Russie, les États-Unis et l’OTAN », Juge Xi.

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