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Hernán Losada se présente, mais Olivier Renard est le « boss »


Cet Argentin polyglotte, au français impeccable, a pu exprimer ses premières impressions et m’a semblé enthousiaste à l’idée de me lancer dans ce nouveau projet, qui ferme définitivement la page de son aventure avec DC United et, surtout, d’apprendre de son expérience.

Rappelons que ce dernier avait dû céder sa place à Wayne Rooney la saison dernière après seulement six matches sur le banc de la franchise américaine.

C’est de bon augure pour la nouvelle saison des CF, car j’ai été particulièrement surpris par les commentaires négatifs qui sont apparus sur les réseaux sociaux mercredi soir.

De nombreux supporters ont mis au jour des témoignages de joueurs sous sa direction par le passé qui ont publiquement fustigé les méthodes de management du coach argentin.

Ce dernier a dû faire face aux questions des journalistes à ce sujet et je dois dire qu’il s’en est plutôt bien sorti.

J’ai aimé l’humilité qui ressortait de son discours. Il a dit être un jeune entraîneur toujours avide d’apprendre, qui souhaitait corriger certains aspects de sa gestion, notamment la communication avec ses joueurs ou son encadrement.

Une direction omniprésente lors de cette conférence et qui a tenu à remettre les pendules à l’heure, notamment par l’intermédiaire d’Olivier Renard. Le vice-président et directeur général des sports avait un message clair à livrer : Le patron c’est lui !

Gabriel Gervais, Hernan Losada et Olivier Renard

Photo : Ivanoh Demers

La politique sportive et la philosophie de jeu du club ne se sont pas envolées à Columbus, dans les valises de Wilfried Nancy.

J’ai senti dans ce discours sa volonté de rassurer les supporters et de rappeler que la vision sportive était son fait, et que Wilfried Nancy s’y était greffé.

Une position rassurante pour les supporters du CF, mais qui peut être une arme à double tranchant.

Tout d’abord, concernant les joueurs. Ils peuvent inconsciemment avoir l’impression que c’est le directeur sportif qui aura tout le pouvoir sur la direction sportive.

Cela conduit indirectement à affaiblir l’entraîneur dans sa position et son pouvoir au sein du club.

Si je reviens sur ma carrière de joueur, je me souviens de certains clivages qui pouvaient exister entre les joueurs de entraîneur et joueurs du directeur sportif sur des sujets tels que le temps de jeu ou les salaires des joueurs.

Le deuxième danger est pour Olivier Renard lui-même.

Au terme d’une saison exceptionnelle, difficile de critiquer la politique sportive du club.

En cas de saison plus difficile, le Belge sera en première ligne des critiques et devra assumer ses choix et son discours, peut-être bien plus que l’entraîneur lui-même.

Une position qui ne semble pas trop lui faire peur compte tenu de la confiance accordée à Hernán Losada.

Ce dernier se décrit comme un entraîneur orienté vers l’offensive qui voudra nous donner du spectacle avant de penser à défendre.

Un discours que j’affectionne particulièrement et qui me donne envie de voir cette belle présentation appliquée la saison prochaine au stade Saputo.

Hernán Losada se présente, mais Olivier Renard est le « boss »

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