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huit hommes condamnés à des peines allant du sursis à deux ans

Ils avaient volé ou participé à la dissimulation d’une œuvre de Banksy en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, peinte sur une porte du Bataclan. Huit hommes ont été condamnés jeudi 23 juin, à Paris, à des peines allant jusqu’à deux ans de prison. Les investigations avaient permis de retrouver l’œuvre, volée en huit minutes dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019, un an et demi plus tard, en juin 2020, en Italie.

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Les trois trentenaires, qui ont reconnu le vol, ont écopé pour l’un de quatre ans de prison, dont deux ans, pour l’autre de deux à trois ans de prison, dont dix-huit mois. Le procureur de la République avait demandé son maintien ou son retour immédiat en détention. Le tribunal a décidé qu’ils purgeraient la partie ferme de leur peine sous bracelet électronique.

Un autre prévenu de 41 ans, à qui la porte a été transportée et entreposée le jour du vol dans le Var, a été condamné à trois ans de prison, dont vingt mois, à y purger également sous bracelet. Le tribunal n’a pas suivi l’accusation qui considérait ce millionnaire amateur de street art comme le commanditaire du vol. Il n’a été condamné que pour avoir dissimulé la porte.

Trois hommes qui ont participé au transport de l’ouvrage à différentes étapes ont été condamnés à dix mois de prison. Enfin, un Italien de 58 ans, propriétaire d’un hôtel dans les Abruzzes où était jadis entreposé le Banksy, a été condamné à six mois de prison avec sursis.

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« Symbole de révérence »

Le Bataclan, salle mythique de l’Est parisien, a été pris pour cible le 13 novembre 2015 par un commando de jihadistes qui a fait quatre-vingt-dix morts et plusieurs dizaines de blessés, pour la plupart des fans de rock assistant à un concert du groupe américain Eagles of Death Metal.

La « fille triste » avait été peinte au pochoir, en juin 2018, dans le passage Saint-Pierre-Amelot, une ruelle par laquelle de nombreux spectateurs avaient fui l’attaque. Sa disparition a déclenché une « profonde indignation », selon les mots de l’équipe du Bataclan. Cette « symbole de recueillement et d’appartenance à tous, habitants, parisiens, citoyens du monde, nous a été enlevé »se lamenta-t-elle.

Le Monde avec AFP


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