« Je ne tombe pas », « vote de sanction », « union inédite et historique »… Tour d’horizon des réactions politiques

Le Rassemblement national est arrivé en tête du premier tour des élections législatives dimanche, tandis que la liste Ensemble, arrivée en troisième position, a perdu sa majorité.

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Affiches communes d'Eric Ciotti et Jordan Bardella. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Les résultats du premier tour des élections législatives sont tombés dimanche 30 juin. Le Rassemblement national et ses alliés arrivent largement en tête, suivis du Nouveau Front populaire, de la liste Ensemble, et de Divers Droits et des Républicains.

« M. Attal ne sera plus Premier ministre » : la majorité présidentielle sanctionnée

Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, s’est réjouie des résultats de son parti, signe selon elle que le « bloc macroniste » Est « pratiquement effacé ». Jordan Bardella a également estimé que les Français avaient « ont rendu un verdict final et ont confirmé leur claire aspiration au changement ».

Du côté du Nouveau Front populaire, Jean-Luc Mélenchon estime que ce premier tour est un « Défaite lourde et indiscutable » pour Emmanuel Macron. « Ce soir, une chose est sûre, M. Attal ne
ne sera plus Premier ministre »a annoncé le leader de La France Insoumise.

« C’est un vote basé sur le mécontentement du public, ce qui arrive souvent lorsqu’on est au pouvoir. Et c’est un vote de sanction. Mais c’est un vote sanction qui représente une menace pour de nombreux Français. Et c’est cette menace que nous devons conjurer, que nous devons renverser dans les huit prochains jours. »a regretté François Bayrou, le leader du Modem et proche allié du chef de l’Etat.

« Le président de la République semble être au second plan. La majorité est en lambeaux. Qui d’autre que nous (…) peut incarner la défense de la République ? » s’interroge François Hollande, candidat du Nouveau Front populaire en Corrèze, arrivé en tête dans sa circonscription.

« L’importance de ce vote pour tous nos compatriotes » : une forte mobilisation des Français

Face à la forte participation au premier tour de ce scrutin, Emmanuel Macron a réagi dans une déclaration écrite : « La forte participation au premier tour (…) témoigne de l’importance de ce scrutin pour tous nos compatriotes et de la volonté de clarifier la situation politique. Leur choix démocratique nous oblige »Le Président de la République a également appelé à un « grand rassemblement, clairement démocrate et républicain » au second tour des élections législatives face au Rassemblement National.

« Je salue le fait que les Français se soient massivement exprimés. C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie.»a réagi Karl Olive, candidat de l’Ensemble en 12e circonscription des Yvelines, ajoutant que« on n’aura pas besoin de faire du vote obligatoire car ce soir les Français sont venus massivement ».

Marine Le Pen aussi « se félicite de la forte participation qui donne une force particulière au résultat de ce soir ». Pour elle, lors d’un vote « sans ambiguïté », les Français ont « ont témoigné de leur volonté de tourner la page. »

« Eviter une dégradation pire qu’aujourd’hui » : la montée du Rassemblement national

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a lancé dimanche un appel aux électeurs pour donner à son parti la majorité absolue à l’issue du second tour. « que Jordan Bardella soit nommé Premier ministre ».

Éric Ciotti, président contesté des Républicains, allié au RN, s’est réjoui des résultats : « L’union inédite et historique construite avec Jordan Bardella a mis fin à des années d’inaction qui plaçaient la droite en position de spectatrice du déclin français. Oui, ce soir, la victoire est en vue ! »

Face à la montée du Rassemblement National, Raphaël Glucksmann appelle les électeurs à se mobiliser au second tour pour bloquer le vote. « Ce ne sont plus des élections législatives, c’est un référendum. Voulons-nous que l’extrême droite, pour la première fois de notre histoire, prenne le pouvoir par les urnes ou non ? Nous avons sept jours pour sauver la France d’une catastrophe. Il n’y a pas de flou possible, pas de procrastination possible », insiste le responsable de Place publique.

« Je ne suis pas surpris par ce qui se passe aujourd’hui. Nous devrons prendre des décisions pour éviter une détérioration plus importante qu’aujourd’hui », a-t-il ajouté. a encore réagi Karl Olive, député sortant de la Renaissance, du 12et Circonscription des Yvelines.

« La leçon de ce soir, c’est que l’extrême droite est aux portes du pouvoir. »a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal depuis l’Hôtel de Matignon, ajoutant que l’objectif est désormais d’empêcher le RN d’obtenir la majorité absolue.