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La banque n’appelle jamais | Le Journal de Montréal

Votre banque vous a-t-elle déjà envoyé un code de sécurité à six chiffres par SMS ? Méfiez-vous-en comme de la peste.

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« On pense que ce SMS nous protège, mais pas du tout », prévient Simon Marchand, expert en fraude.

David Trubiano, 48 ans, en sait quelque chose. Le client de BMO a été victime d’une fraude de 14 360 $ grâce à ce code de sécurité.

La banque refuse de le rembourser car elle le tient pour responsable d’avoir partagé son code à six chiffres avec un tiers.

Un beau matin d’avril, le chargé de projet reçoit un appel de la banque, du moins de ce qui semble être la banque, car le numéro affiché est bien celui de BMO.

On lui dit qu’il est victime d’une fraude, qu’il doit réciter le code de sécurité qui vient de lui être envoyé pour confirmer son identité.

En fait, David Trubiano est alors victime de « spoofing », d’usurpation d’identité.

LE les pirates faites semblant d’être la banque et avez besoin de ce code.

Dès qu’elle a la victime en ligne, elle se connecte à son compte bancaire en ligne. Le message texte est envoyé et le code à six chiffres est récité. C’est ça.

Pas sécurisé

Toutes les banques disent la même chose : elles n’appellent jamais un client pour lui demander des informations personnelles.

Mais lorsque c’est le client qui appelle la banque, celle-ci lui envoie un code à six chiffres.

« Je devais déjà lire le code à la banque lorsque c’était moi qui appelait », se souvient David Trubiano. Tout peut vite devenir confus.

« Attention : ce code donne accès à vos comptes. Les appels demandant cela peuvent être frauduleux. Si c’est le cas, composez le numéro indiqué sur la carte. Code BMO : XXXXXX », peut-on lire dans le message texte envoyé.

Les Bells et Verizons de ce monde préviennent les banques depuis longtemps, assure Simon Marchand : envoyer des SMS n’est pas une solution sécurisée.

En fin de compte, les banques n’ont aucune obligation de remboursement. « Cela n’a aucun sens », dit l’expert.

Londres a adopté une loi pour obliger les banques à rembourser les clients fraudés. « Justin Trudeau traîne les pieds. S’il ne veut pas légiférer, qu’il donne les compétences au Québec», dit celui qui était déjà candidat du Bloc québécois.

Humilié

Six mois après la fraude, David Trubanio l’a toujours sur le cœur. « C’est humiliant, on a l’impression d’être stupide. Ils sont insultants, ils nous tiennent pour responsables », dit-il.

Le matin du 20 avril, il s’est rendu compte du problème en moins de 5 minutes : les fraudeurs avaient transféré 13 000 $ de sa carte de crédit vers son compte courant avant d’effectuer un transfert de 14 360 $ vers un étranger.

« Je les ai appelés tout de suite. En moins de 5 minutes, ils savaient que ce n’était pas moi, ils savaient où était l’argent », raconte ce père de trois enfants.

La banque n’a pas bougé. M. Trubiano a parlé à quatre personnes différentes à la banque et a passé l’été à se faire demander de répéter son histoire.

« Chaque salarié me disait que ça n’avait pas de sens, que je serais remboursé. Puis à chaque fois, ceux qui décident et à qui on ne peut pas parler ont refusé de rembourser », raconte-t-il.

Il lui a été conseillé de déposer une plainte auprès du médiateur. « Tout cela prend beaucoup de temps. Ils misent sur le fait que les gens vont abandonner, qu’ils vont les épuiser », note M. Trubiano.

Nous avons demandé à BMO si sa politique était de ne pas rembourser les victimes de usurpation d’identité. La banque n’a pas été en mesure de fournir une réponse claire. Elle a préféré nous dire que « la protection des comptes est un partenariat entre le client et sa banque ».

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