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La Caisse de dépôt doit sortir du REM

Est-ce le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec de fournir et de gérer un service de transport collectif comme c’est le cas du REM ? NON, point final.

C’est pourquoi je propose à la haute direction de la Caisse de transférer son REM à l’ARTM (Régie régionale métropolitaine de transport), tout comme le prévoit le contrat conclu avec le gouvernement du Québec en 2018. Oui! la Caisse pourra revendre son REM au gouvernement dans quelques années.

Avec la gestion quotidienne du REM et tous les pépins techniques qui entraînent son lot de pannes à régler, on est loin du véritable mandat du Fonds, dont l’actif net à gérer atteint 424 milliards de dollars.

Quel est ce mandat du Fonds ? Permettez-moi de rappeler l’article 4.1 de la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec. « La mission de la Caisse est de recevoir les montants des dépôts conformément à la loi et de les gérer en recherchant le rendement optimal du capital des déposants dans le respect de leur politique d’investissement tout en contribuant au développement économique du Québec.

Ainsi, le rôle fondamental de la Caisse consiste à faire fructifier la somme astronomique de 424 milliards de dollars à partir du pécule des Québécois accumulé par les 48 déposants publics, dont les principaux sont le Régime des rentes, le RREGOP (Régime des rentes de l’État). employés), le ministère des Finances pour le Fonds d’amortissement des régimes de retraite, le Fonds des générations, le nombre de régimes de retraite municipaux, etc.

LA CLAUSE DE REVENTE REM

Aux termes du contrat conclu avec le gouvernement du Québec, la Caisse (par l’intermédiaire de Projetco) est tenue d’exploiter toutes les « antennes » du REM pour une période minimale de cinq (5) ans à compter de la date de mise en service commerciale complète du REM. Mais par la suite, la Caisse a la possibilité de se départir du REM. Oui, oui, pour le revendre.

Voici la clause en question du contrat : « Après l’expiration de la période de cinq (5) ans susmentionnée, dans le cas où Projetco (la Caisse) souhaite cesser l’exploitation d’une Antenne, elle doit en convenir avec l’Autorité (ARTM ) les modalités de maintien ou de cessation d’exploitation de l’Antenne concernée, à défaut de quoi le Ministre (des Transports) aura la possibilité d’acheter, à leur juste valeur marchande, soit les actifs du Projet, soit les parts du capital social de REM inc.

Je crois sincèrement que la Caisse devrait sauter sur cette clause pour revendre la totalité de son REM au gouvernement du Québec, c’est-à-dire toutes ses antennes reliant la Gare Centrale, Brossard, West Island, Aéroport, Deux-Montagnes, Anse-à-l’Orme. .

UN PAQUET DE SOUCIS

Depuis le début de l’aventure, le REM a généré un nombre incroyable de distractions pour la haute direction de la Caisse, notamment des dépassements de coûts, des mauvaises surprises en matière de construction, des retards dans l’ouverture des gares, l’achat controversé de trains indiens au détriment des trains Bombardier fabriqués à La Pocatière, problèmes techniques, bruit, communications inadéquates, etc.

Et maintenant, l’hiver approche à grands pas. À l’aube du premier hiver du REM, c’est l’inconnu qui attend les usagers. La tension ne peut que monter parmi les nombreux usagers déjà victimes des pannes survenues depuis la mise en service de la première antenne du REM, de Brossard à la Gare Centrale du centre-ville.

Du côté des dirigeants du REM et de la haute direction de la Caisse, il faut être vigilant, tout en croisant les doigts pour que tout se passe avec le moins de pépins possible.

GASPILLAGE D’ÉNERGIE

Quel gaspillage d’énergie du Fonds pour un projet financièrement marginal dans l’actif net du Fonds. Le projet du REM coûte peut-être 8 milliards de dollars, mais il ne représente finalement que 1,9 % de l’actif net de la Caisse.

Dans tous les problèmes et inquiétudes qui assaillent les dirigeants de la Caisse, le REM doit sans doute prendre beaucoup de leur temps.

Que la Caisse investisse des milliards de dollars dans des projets d’infrastructures à titre d’investisseur, ce n’est pas un problème. Mais pas comme promoteur et gestionnaire au quotidien d’un projet d’infrastructure comme c’est le cas du REM. Le Fonds devrait laisser cette tâche aux organismes spécialisés en la matière.

Le Fonds est spécialisé dans l’investissement. Son rôle premier est de faire fructifier l’argent qui lui est confié. Et elle a déjà les bras chargés avec ses milliers d’investissements, dont plusieurs connaissent un « marasme ».

C’est également le cas de la multinationale Alstom, dont le Fonds est devenu le principal actionnaire suite à la vente de Bombardier Transport à Alstom. La Caisse se retrouve actuellement dans un trou de plus de 2 milliards de dollars rien qu’avec cet investissement.

Fait important à retenir en cette période où les pannes REM se multiplient.

À qui revient le contrat de fourniture du matériel roulant, des systèmes et des services d’exploitation et de maintenance du REM ? Alstom Transport Canada (filiale d’Alstom) et SNC-Lavalin (renommée AtkinsRéalis).

Quelle ironie du sort quand on sait que la Caisse est le principal actionnaire de ces deux grandes entreprises chargées de faire fonctionner son REM !


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