La consommation de viande par habitant a baissé de 5,8 % en France depuis 2003

La baisse est particulièrement significative pour le bœuf, mais le poulet gagne toujours plus de terrain dans les assiettes, selon une note statistique officielle publiée jeudi.

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Un étalage de viande dans une boucherie à Paris le 9 juin 2024. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

La consommation moyenne de viande par habitant a baissé de 5,8% en vingt ans en France, selon une synthèse publiée jeudi 27 juin par la direction des statistiques du ministère de l’Agriculture, Agreste, et l’établissement public FranceAgriMer, relayé par l’AFP. L’année dernière, la consommation moyenne de viande s’élevait à 83,5 kg d’équivalent carcasse (kgec) par habitant.

Partout en France, la consommation totale de viande (bœuf, porc, volaille, agneau…) a augmenté en vingt ans, mais moins vite que la population, ce qui fait que tout le monde mange en moyenne moins de viande. La baisse est significative pour la viande bovine : la consommation était en moyenne de 26,3 kgec par habitant en 2003, contre 21,3 kgec l’année dernière, soit une baisse de 19 %.

Entre 2022 et 2023, période de forte inflation, la consommation totale de viande (crue ou préparée, à la maison ou à l’extérieur) a diminué de 1,4% après deux années consécutives de hausse. « correspondant à la reprise économique post-Covid-19 ». Les importations de viande ont également diminué de 1,4 % sur un an.

Inversement, « la consommation de volailles de chair retrouve sa trajectoire ascendante observée depuis vingt ans ». Le poulet gagne de plus en plus de terrain dans les assiettes (28 % de la consommation totale de viande en 2023, contre 14 % en 2003). A tel point que la France « recourt de plus en plus aux importations » Pour « satisfaire la demande intérieure ».

Réduire de moitié la consommation actuelle de viande en France, jusqu’à un maximum de 450 grammes par semaine, permettrait d’atteindre les objectifs climatiques fixés pour le pays, selon une étude du Réseau Action Climat et de la Société française de nutrition en février.