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La France a une équipe prête à régner sur le rugby, mais un accident n’est jamais loin


La France n’est pas venue facilement ou tôt au rugby à XV.

À la fin du 19e siècle, un journaliste français – qui a dû être témoin d’un faucon – écrivait ainsi sur « le football » (rugby union) : « C’est un jeu britannique brutal. La balle est un projectile lourd et lorsqu’elle est propulsée par un vigoureux coup de pied anglais, elle est au moins aussi dangereuse que la balle d’un revolver.

Je me demande ce qu’il aurait écrit sur le son d’une balle décimée vers les pôles par Jordie Barrett.

Néanmoins, les Français du sud de la France ont pris le « fusil ». Plutôt que de jouer avec plus d’élégance, la France a vu le jeu principalement comme un fracas ou une mêlée. Il n’était pas rare que des équipes se battent à l’intérieur d’elles-mêmes ou mutilent ‘l’arbitre’.

« Le rugby est une querelle parfaitement exprimée », songeait le romancier Jacques Perret. Le rugby français a eu tendance à être querelleur. Toute leur société est perpétuellement en état de révolution.

(Photo de Mike Hewitt/Getty Images)

Une fois, le même jour à Rennes où j’assistais à un arbitrage, une grève des avocats a coïncidé avec l’évasion de singes du zoo.

J’ai été stupéfait. Je ne savais pas que les avocats pouvaient faire cela, ou que n’importe quel client ou juge s’en soucierait vraiment, et j’étais ravi de la solidarité des singes avec une sous-espèce à peine plus évoluée.

Les avocats en robe et les primates libérés défilent pour plus de salaire ; moins de travail. Tout comme les allers-retours.

C’était l’état du rugby français – un coq ivre fou – jusqu’à la fin des années 40, lorsque sur les cendres d’un État décadent et défaillant, un Jean Prat les a amenés à commencer à rivaliser loyalement avec les Home Nations.

Mais le rugby français considère leur naissance sur la scène du Test l’année 1958 : la première tournée tricolore d’Afrique du Sud, pour affronter (et battre) les Boks alors presque imbattables. C’était la première équipe visiteuse à remporter une série (une victoire, un match nul) en Afrique du Sud depuis plus de six décennies.

Leurs méthodes d’entraînement étaient peu orthodoxes : le skipper Dr Lucien Mias a bu une bouteille entière de rhum la veille d’un Ellis Park Test, puis a erré dans les couloirs de l’hôtel Langham. C’est une façon de s’immuniser contre Susie Poison.

Le demi-arrière français Pierre Danos, en forme de gymnaste, était le joueur du tour. Il a dit plus tard : « Il y a deux sortes de joueurs : ceux qui jouent du piano et ceux qui les déplacent.

Il était pianiste, renversant les trois drop goal qu’il a tenté.

Le rugby français s’est renforcé dans les années 60 avec des attaquants massifs comme le numéro huit Benoit Dauga, qui a soulevé des arbres pour s’entraîner. Aucune autre équipe n’a connu autant de succès en tournée en Afrique du Sud.

Leur style était rude. Bien plus que toute autre équipe, ils ont joué le jeu à dix. Cela s’est soldé par leur chute, car le rugby des Springboks a gardé de gros packs mais a introduit une vitesse sérieuse avec l’arrière HO De Villiers, le déviant Eben Olivier, la trapue Corra Dirksen et le duo athlétique de Piet Greyling et Jan Ellis.

La France semblait aimer faire une tournée en Afrique du Sud et a même lancé un ailier noir, Roger Bourgarel, lors d’un test en 1971. De manière mémorable, il a arrêté Frik du Preez sur la ligne d’essai (le score était toujours de 9-22) à Bloemfontein.

Mais je m’écarte de ma propre digression.

Le point est le rugby français, alors qu’il a des moments de grande invention et est souvent décrit comme ayant du flair, du zeste, de la créativité gauloise, etc., est en fait mieux caractérisé comme brutalement physique, combatif et sujet à des sautes maniaques d’intérêt, de compétence et Succès.

Ce n’est pas que la France soit constamment en mode divertissement. C’est l’écart absurde entre la façon dont ils peuvent être qualifiés à certains moments et à quel point ils peuvent être ennuyeux, austères et malveillants à d’autres.

La France a une équipe prête à régner sur le rugby, mais un accident n’est jamais loin

(Photo de Seb Daly/Sportsfile via Getty Images)

Encore une fois, cela reflète la vie en France. Pour chaque salon bavardant avec des esthètes lisses dans un arrondissement imprononçable, il y a un quai sombre et sinistre avec des hommes prêts à vous effacer dans un égout.

Depuis mon plus jeune âge au Cap, j’ai vu de près toutes sortes de violences et de morts. Mais le combat le plus brutal que j’aie jamais vu s’est déroulé dans le sud de la France, dans une ruelle, juste à l’extérieur de la gendarmerie. Ça me hante, encore. Les bâtiments étaient si beaux; le sang si incongru.

Ce lieu paisible imprégné de conflits, et encore un mirage de tranquillité, a construit une équipe prête à régner sur le rugby.

Le plus gros paquet. Les accessoires ne sont pas trapus comme les accessoires français ont tendance à l’être : de vraies bêtes. Des attaquants lâches qui sont aussi en forme et qui tirent que n’importe quel ancien trio des Tri Nations.

Un demi de mêlée qui prend en charge toute l’opération. Un demi d’ouverture qui ressemble à un mousquetaire. Un milieu de terrain télépathique. Ailiers fringants. Un botteur arrière métronomique.

Cela semble être leur moment. Mais ne serait-ce pas comme les Gallois, les garçons têtus des collines, l’équipe de chanteurs, l’eisteddfod du rugby, de faner cette dernière grandeur ?

Un vendredi soir à Cardiff, je serai dans les Principautés, me demandant si cela peut arriver.

Chaque petite chose devra aller bien pour le pays de Galles en sous-effectif et chaque grande chose devra aller mal pour la France en sureffectif.

Mais une chose que nous avons apprise sur la France et son équipe de rugby : quand tout va bien, un crash peut se produire et se produit souvent.

Je ne me souviens pas d’une époque où la France ait été aussi favorisée lors d’un test match à Cardiff.

Goliath, rencontre ton Dafydd ?



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