La France remporte la Ligue des Nations pour la quatrième fois, à un mois des JO

L’équipe de France masculine de volley-ball a remporté la Ligue des Nations pour la quatrième fois, dimanche à Lodz, en Pologne, en battant le Japon 3-1 en finale.

L’équipe de France masculine de volley-ball, championne olympique en titre, a remporté la Ligue des Nations pour la 4e fois en battant le Japon 3-1 (25-23, 18-25, 25-23, 25-23) en finale dimanche à Lodz, en Pologne. .

Les Bleus ajoutent cette édition 2024 à leur palmarès, après celles de 2015, 2017 (époque où la compétition s’appelait encore Ligue mondiale) et 2022. Ils peuvent aborder le grand rendez-vous des Jeux de Paris dans moins d’un an en pleine confiance. mois. « C’est toujours très difficile de gagner contre eux »a commenté Jean Patry, meilleur joueur de la finale, au micro de la chaîne polonaise. « Pour préparer notre objectif olympique, nous ne pouvions espérer meilleur cadre que ce VNL. »

Au lendemain de l’exploit (3-2) face au numéro 1 mondial la Pologne, championne d’Europe et tenante du titre, après avoir sauvé deux balles de match, c’était à Earvin Ngapeth et son équipe de confirmer leur montée en puissance, face à une équipe japonaise en recherche. d’un premier titre international depuis sa médaille d’or aux Jeux de Munich en 1972 et à ne pas sous-estimer. La veille, les Japonais, entraînés par le Français Philippe Blain, ancien sélectionneur des Bleus (2001-2012), avaient en effet écarté sans ménagement la Slovénie (3-0), qui avait pourtant terminé en tête de la phase de poules, en livrant un impressionnant performances défensives.

Les Bleus étaient donc prévenus. D’autant qu’il y a huit jours à Manille, ils avaient été renversés par les Japonais, alors qu’ils menaient 2 sets à 0, coupables d’un relâchement illustrant leur inconstance du moment. Cette fois, les hommes d’Andrea Giani n’ont pas laissé passer leur chance, malgré un gros passage à vide dans le deuxième set, seul moment où ils sont apparus brouillons en attaque, désorganisés en contre, après avoir remporté le premier au forceps.

Le bloc compteur bleu

Ils ont immédiatement resserré les rangs, derrière Jean Patry, meilleur marqueur de cette finale avec 24 points, qui a su assurer la victoire dans une troisième manche redevenue indécise puis brûlante, lorsque les Japonais ont effacé six unités de retard pour revenir à 23-23. Conscients d’avoir frôlé une déception majeure, les Français n’en étaient pas moins devant au score et ont réussi à dompter la fureur japonaise, en s’appuyant d’abord sur la contre-attaque, secteur où ils dominaient largement (11-5), avec les accompagnateurs Nicolas Le Goff et Quentin Jouffroy (3 chacun). Le quatrième et dernier set a été serré jusqu’au bout, le Japon refusant de céder. Mais il a fini par le faire sur la première balle de match, une nouvelle fois victime du contre bleu, de plein fouet.

A moins d’un mois de défendre leur titre olympique à Paris, la satisfaction se bouscule côté français, portés par une grande confiance. Ils ont trouvé « identité de jeu » qui, de l’aveu même d’Andrea Giani, leur avait quelque peu échappé l’an dernier. Les victoires y contribuent : celle en demi-finale contre la Pologne, plus encore, par les vertus démontrées et le niveau atteint, celle contre les Japonais ayant eu le mérite de leur rappeler le goût du champagne à boire au fond d’un verre.

Au cours de leur campagne, qui les a emmenés sur trois continents (Antalya, Ottawa, Manille, Lodz) en cinq semaines, les Bleus ont démontré que leur condition physique était à son apogée et que leur force mentale était en titane, quand les matches deviennent irrespirables. Giani, anticipant que les matches trouveront souvent leur épilogue dans le tie-break du cinquième set aux JO, a été servi. Les Tricolores ont remporté cinq des sept matchs de cette campagne. Mais dimanche, ils ont montré qu’ils pouvaient aussi gagner plus vite.