La France souhaite la création d’une « force de réaction rapide » commune dès 2025, confirme Sébastien Lecornu

Le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, lors de sa visite au Mémorial des enfants juifs exterminés à Izieu (Ain), le 7 avril 2024.

«C’est un sujet clé (…) ce que j’espère que nous pourrons réaliser l’année prochaine, en étant très réactifs et très rapides »a confirmé le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, vendredi 26 avril, lors d’un entretien sur France 2, à propos de la création d’un « force de réaction rapide » Européenne, évoquée la veille par Emmanuel Macron dans son discours sur l’Europe à la Sorbonne.

« Nous devons mettre en place une force de réaction rapide pour pouvoir déployer rapidement jusqu’à 5 000 militaires en milieu hostile d’ici 2025, notamment pour venir en aide à nos nationaux », a déclaré jeudi le président français. Ce « force de réaction rapide » serait ainsi destiné à des opérations telles que les évacuations de ressortissants européens dans des pays en crise.

Il y a « de nombreuses crises sur lesquelles l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) n’est pas compétent et sur lequel la France opère souvent seule », a justifié M. Lecornu vendredi. « Nous devons pouvoir (…) monter très vite (cette force) pour la sécurité des ressortissants européens, des citoyens portugais, italiens, allemands et français »il a dit.

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Construire une « défense européenne crédible »

Il y a «des missions militarisées, mais (que) L’OTAN n’a pas besoin de le savoir pour de nombreuses raisons, et c’est pour cela que nous disons aujourd’hui « faisons-le en Europe », et cela, pour nous, c’est du pragmatisme. »selon lui.

Le ministre a cité l’exemple de l’évacuation de ressortissants vers le Soudan l’année dernière.  » France (était) pratiquement seul » de mener à bien cette opération à Khartoum qui a permis d’évacuer « 1 000 personnes, (dont) 200 français ou 250 de mémoire »au cours de laquelle  » un pont aérien majeur avec des A400M » a notamment été mis en place. Il est naturel que ce fardeau, qui « a un prix, une valeur »est partagé, a ajouté M. Lecornu.

Le président français a détaillé jeudi sa vision de l’Europe pour les années à venir lors d’un discours à la Sorbonne, abordant principalement les domaines de la défense et des politiques économiques et commerciales, après avoir fait le point sur l’Union européenne depuis 2017.

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« Notre Europe d’aujourd’hui est mortelle. Elle peut mourir, et cela ne dépend que de nos choix. »a déclaré M. Macron. « Au cours de la prochaine décennie, (…) le risque est immense d’être fragilisé”a-t-il ajouté, estimant également que les valeurs de « Démocratie libérale » sont « de plus en plus critiquée et contestée ».

En matière de défense, il a déclaré vouloir créer un « L’Europe électrique », OMS « est respecté », « assurez votre sécurité » et reprend « son autonomie stratégique ». Il a notamment invité les Vingt-Sept à construire un « une défense européenne crédible » qui comprendra  » peut être «  un bouclier antimissile européen, et passerait par un « Prêt européen » afin de financer l’effort de défense avec un « Préférence européenne dans l’achat de matériel militaire ».

Le Monde avec l’AFP

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