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La radicalisation des conservateurs de Pierre Poilievre est sans limites


Sous Pierre Poilievre, la radicalisation et le populisme débridé se sont installés au sein du Parti conservateur du Canada. Le fait qu’il ait néanmoins réussi à se hisser en tête des sondages laisse présager des jours sombres à venir s’il devait prendre le pouvoir.

• Lire aussi : Un député accuse CBC de se ranger du côté des « terroristes »

Son soutien aux conspirateurs du convoi de la liberté était un indicateur parmi d’autres. Idem pour son approbation des mouvements religieux fondamentalistes opposés à l’enseignement de l’identité de genre et à toute forme d’éducation sexuelle.

Sa colère connue contre les grands médias en dit tout autant. Rien, cependant, ne rivalise avec son mépris public envers la SRC. D’où sa promesse de couper le financement du seul radiodiffuseur public de langue anglaise au pays.

Si vous avez remarqué que sur tous ces sujets, le PCC n’est qu’un vulgaire porte-parole de l’ultra-droite trumpienne, vous n’avez pas tort.

Cette fois, les troupes conservatrices ont poussé les limites encore plus loin. La semaine dernière, en commission parlementaire, leur députée Rachael Thomas a carrément accusé CBC d’être « du côté » du Hamas.

Sur Twitter, elle a également écrit que CBC est « complice du bain de sang » perpétré le 7 octobre en Israël par le Hamas. Des mots de démagogie et de mensonge sans nom.

Les mots de Mmoi Thomas est tellement sérieux que le NPD et le Bloc québécois lui ont demandé de se rétracter. Elle refuse et les accuse en retour de vouloir la « censurer ».

La CBC n’est pas « complice » du Hamas

Rachael Thomas, députée de l’Alberta et porte-parole du PCC en matière de patrimoine, se dit indignée par la couverture médiatique du conflit Israël-Hamas par CBC. Elle lui reproche deux choses.

La première, à ne pas utiliser le mot « terroriste » dans ses rapports pour qualifier le Hamas.

Le second, pour avoir « désinformé » l’opinion publique en rapportant dans un premier temps que l’attaque d’un hôpital à Gaza était l’œuvre de l’armée israélienne et qu’un projectile égaré du jihad islamique en était responsable.

Il est vrai que le refus de Radio-Canada d’utiliser le terme « terroriste » parce qu’il le juge trop biaisé fait largement débat. Mais sur ses ondes, analystes et commentateurs l’utilisent librement.

Il est également vrai que la BBC, comme d’autres grands médias, a également refusé de le faire, mais accepte désormais d’identifier le Hamas comme une « organisation terroriste reconnue comme telle par la Grande-Bretagne ».

Mais présenter CBC comme un « complice » des atrocités du Hamas, il y a de sérieuses limites à dire quoi que ce soit.

Clientélisme électoral

Même chose pour le projectile tombé sur le parking d’un hôpital à Gaza. En fait, l’erreur initiale de l’attribuer à Israël a été commise par plusieurs médias occidentaux.

Y compris la BBC, Reuters et le New York Times qui s’est depuis excusé de s’être trop appuyé sur les sources du Hamas. Une leçon sur le « brouillard de guerre » durement apprise par les médias.

Toutefois, cela n’empêche pas Mmoi Thomas de persister et d’exiger des excuses publiques de la part de la SRC auprès de la communauté juive et de tous les Canadiens.

Cependant, derrière ce dernier délire du PCC se cache non seulement sa propre radicalisation et son obsession anti-CBC, mais aussi un évident clientélisme électoral.

Face à l’affaiblissement des libéraux, le PCC se présente comme un allié encore plus fervent d’Israël que le gouvernement Trudeau. Son objectif : séduire les électeurs des communautés juives canadiennes.

Utilisant Radio-Canada comme épouvantail, Mmoi Thomas pousse la démagogie et la désinformation jusqu’au bout. Ce faisant, il exploite l’état de choc dans lequel se trouvent ces mêmes communautés depuis l’attaque barbare du Hamas du 7 octobre.

C’est dommage. Si quelqu’un doit avoir la décence minimale de s’excuser pour cela, c’est bien Rachael Thomas et son patron.



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