la revanche de 2018, les sifflets des supporters… cinq choses à savoir sur la Belgique, adversaire de l’équipe de France

Opposée aux Bleus en huitièmes de finale, la Belgique ne se montre plus attractive depuis le début de l’Euro. Sifflée par son public, la sélection arrive au terme d’un cycle qu’elle espère poursuivre lundi

Courtois, le grand absent

Sa non-sélection a suscité un débat en Belgique. Après une fin de saison de haut vol avec le Real Madrid, le gardien a rappelé qu’il restait l’un des meilleurs à son poste après son retour d’une blessure au ligament croisé antérieur du genou gauche début août. Mais sa relation avec Domenico Tedesco a eu raison de sa présence à l’Euro. En contradiction avec son entraîneur, il avait provoqué l’ire d’une partie du vestiaire après avoir quitté le rassemblement en juin 2023. Relégué au rang de capitainerie – vice-capitaine avec Romelu Lukaku -, le dernier rempart de la Maison Blanche avait peu apprécié le décision de Tedesco qui a partagé le brassard entre lui et l’attaquant de la Roma.

Les Belges veulent se venger

« C’est une honte pour le football que la Belgique n’ait pas gagné.» Déçu, Thibaut Courtois s’est déchaîné face aux médias suite à l’élimination de la Belgique en demi-finale de la Coupe du monde 2018 contre la France. Agacé par l’attitude défensive des Bleus, le gardien a estimé que son équipe méritait la victoire. Et pourtant, l’équipe de France a récidivé en 2021 face aux Diables Rouges. Une victoire dans les derniers instants de la demi-finale de la Ligue des Nations (3-2). Une nouvelle désillusion face à la France qui a encore renforcé cette rivalité. Mais depuis le premier match en 1900 le résultat penche en faveur des Belges qui remportent 30 victoires contre 26 pour les Bleus.

Le mécontentement des supporters

« Effacer ». Irrité par la proximité de la caméra, Domenico Tedesco s’est fâché contre le caméraman venu filmer les Belges, rassemblés autour du coach après le tirage au sort. Il y a de la tension dans l’air en voyant la réaction du sélectionneur et la réaction des supporters. Plus de 10 000 supporters venus à Stuttgart ont hué leurs joueurs. « Un premier » » pour le journal belge La Libre qui explique que le capitaine de la sélection Kevin De Bruyne a refusé de saluer ses compatriotes qui ont fait le déplacement à cause des sifflets. Une relation glaciale entre le public et les joueurs qui témoigne de la déception du plat pays face aux contre-performances des Diables Rouges.

L’exploit de 1980

La Belgique n’est pas loin d’inscrire son nom au palmarès en 1980. Emmenés par Jean-Marie Pfaff et Eric Gerets, les Belges terminent en tête d’un groupe composé de l’Angleterre, de l’Italie et de l’Espagne. Un petit exploit qui leur a permis de disputer une finale contre l’Allemagne de l’Ouest. Mais la Mannschaft a gagné l’expérience pour ajouter un deuxième titre à son palmarès (2-1). Demi-finalistes en 1972, les Diables Rouges n’ont jamais réussi à faire mieux qu’un quart de finale depuis les années 1980. Pourtant, le Royaume n’a pas manqué de talents ces dernières années.

Le crépuscule d’une génération

Sans Thibaut Courtois, non sélectionné, la Belgique dispute également son premier tournoi majeur sans Eden Hazard, le flamboyant ancien ailier du LOSC et de Chelsea. A plus de 37 ans, Jan Vertonghen incarne la fin d’une génération dorée, qui a terminé sur le podium lors de la Coupe du monde 2018. Autour de lui, Romelu Lukaku (31 ans), Yannick Carrasco (30 ans), Thomas Meunier (32 ans) ou encore Kévin De Bruyne (32 ans) vivent probablement leur dernier Euro ensemble. C’est donc la dernière chance pour cette équipe promise aux stars de faire rêver ses compatriotes avant peut-être de se réconcilier avec leur public.