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La véritable hypocrisie climatique | Le Journal de Montréal


Dans le cadre de la COP28, on parle beaucoup d’hypocrisie climatique.

Il y a en effet de quoi être cynique à voir l’avenir du climat se négocier sous la présidence d’Al-Jaber, patron d’une grande compagnie pétrolière. D’autant qu’il peut compter sur l’aide de 2 456 lobbyistes de cette industrie venus de tous les pays.

Mais ce qui se passe à Dubaï n’est que l’arbre qui cache la forêt.

La véritable hypocrisie climatique est ailleurs.

La vraie question à poser

Que signifient la crise climatique, l’insécurité alimentaire, la pénurie de logements, la montée du sans-abrisme, les crises migratoires, l’érosion de nos services publics, l’amplification des tensions sociales, les conflits armés et les inégalités ?

Ils ont en commun des choix sociétaux qui privilégient les profits d’une minorité au détriment de la société et de l’environnement.

Autrement dit : une économie de marché qui externalise les coûts environnementaux et sociaux, incapable de prendre en compte ses impacts à moyen et long terme.

Voilà, l’hypocrisie climatique : croire en l’utopie d’une croissance infinie de la consommation de matières et d’énergie sans tenir compte des limites des écosystèmes et des besoins humanitaires.

Une décision à la fois, nous avons progressivement institutionnalisé la cupidité. Ce système nous explose à la figure. Plus vite que nous le pensions.

Pensez aux causes

Les bénéfices sont privatisés et les coûts socialisés depuis des décennies.

Le secteur des combustibles fossiles au Canada n’est qu’un exemple. Les compagnies pétrolières privées engrangent des bénéfices records depuis des décennies tout en étant subventionnées pour exploiter une ressource collective. Et qui paiera les coûts exorbitants des extrêmes climatiques ?

Toute l’entreprise ! Les moins fortunés ici et ailleurs depuis longtemps et bientôt tous nos enfants.

Polycrise

Mais aujourd’hui, même la classe moyenne des pays riches est touchée par la multiplication des crises interdépendantes générées par les politiques néolibérales des dernières décennies.

Nous inventons donc de faux coupables pour nos problèmes : des immigrés, des minorités de toutes sortes, des fonctionnaires, des scientifiques, des gouvernements progressistes. Même les femmes y passent, à en croire les arguments absurdes des Andrew Tates de ce monde et d’autres influenceurs.

Nous avalons des mensonges enveloppés de demi-vérités sans même nous rendre compte que nous sommes empoisonnés.

Toutefois, les causes des problèmes que nous vivons sont systémiques. Ce sont ces causes que nous devons affronter ensemble et maintenant. Une décision avec cœur et rigueur.

Car croyez-le ou non : le monde peut être encore pire qu’il ne l’est actuellement si nous choisissons la division plutôt que la coopération.

Unissant leurs forces

Pour mettre en œuvre des solutions qui résoudront les problèmes systémiques qui menacent notre qualité de vie, il est impératif d’unir nos forces plutôt que de nous diviser.

Le cynisme et la polarisation des opinions créent un environnement social défavorable à la collaboration et à l’action collective. Ils nourrissent le système qui nous détruit.

On ne peut pas changer le passé. Mais nous pouvons changer l’avenir.



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