Skip to content
La Ville de Québec limite l’arrosage des pelouses

(Québec) Aux prises avec des problèmes d’approvisionnement en eau potable, la Ville de Québec entend couper l’herbe sous le pied des arroseurs de gazon, et le maire les invite à ouvrir leur cœur au trèfle.

Mis à jour hier à 21h32

La Ville de Québec limite l’arrosage des pelouses

Gabriel Béland
La presse

La capitale entend limiter l’arrosage des pelouses à deux soirs par semaine à partir de cet été, puis à un soir par semaine à partir de 2023. Il sera également interdit d’arroser lorsqu’il pleut.

L’arrosage « d’une surface extérieure non végétalisée, telle qu’un parking », ne sera autorisé qu’entre le 1euh Mai et 15 juin, selon cette proposition qui a été adoptée à l’unanimité lundi soir lors du conseil municipal.

« Nous vivons ces problèmes depuis deux ans, des problèmes que nous n’avions jamais connus auparavant », a expliqué lundi le maire Bruno Marchand en conférence de presse.

Le maire de Québec a rappelé que l’été dernier, la municipalité avait connu trois épisodes critiques au cours desquels l’approvisionnement en eau potable a fait défaut.

La Ville de Québec limite l’arrosage des pelouses

PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL

Bruno Marchand, maire de Québec

Des études nous montrent que cela provenait de personnes qui arrosaient leurs pelouses. On n’a rien contre les gens qui arrosent leur pelouse, mais quand ça crée un problème d’approvisionnement en eau potable pour les gens de la ville, ça nous pose problème.

Bruno Marchand, maire de Québec

La nouvelle politique de la ville veut aussi baliser les jeux d’eau – qui devront être équipés d’un système de déclenchement d’astreinte d’ici 2025 – et les lave-autos.

vive le trèfle

Mais ce sont les réglementations sur l’arrosage des pelouses qui risquent d’affecter le plus grand nombre. Selon le maire Marchand, les citoyens devront modifier leurs comportements, notamment en privilégiant la récupération des eaux de pluie ou l’ajout de trèfle sur leur pelouse.

Le trèfle est depuis longtemps un irritant pour les amateurs de pelouse bien entretenue. Mais des voix s’élèvent depuis des années en faveur d’une plus grande tolérance envers cette plante herbacée qui nécessite moins d’eau que l’herbe.

Il se peut que l’herbe du Kentucky, cette graine que nous utilisons pour avoir de belles pelouses vertes, soit de moins en moins populaire, que nous mélangeons du trèfle à nos pelouses, par exemple.

Bruno Marchand, maire de Québec

« Il y a des effets écologiques à traiter l’eau, à la rendre potable et à l’utiliser pour arroser les pelouses », dit-il. Mais au-delà de cela, le premier élément est que l’année dernière, nous avons dépassé notre zone critique de capacité d’approvisionnement en eau à trois reprises. »

Le maire indique que son administration n’envisage pas actuellement l’installation de compteurs d’eau, même si elle ne ferme pas la porte à cette idée. La ville de Québec tire son eau potable principalement du lac Saint-Charles.

« Comme l’a dit le D.r Arruda, on aplatit la courbe pour éviter les pointes », a déclaré avec force et fierté la conseillère de la Ville de Québec, Marie-Josée Asselin, lundi soir.

Le conseiller indépendant de l’opposition, Stevens Melançon, s’est moqué de la partie du règlement qui interdit l’arrosage en cas de pluie. « Je pourrais vous faire un tour de ville des gens qui arrosent leur pelouse quand il pleut, a répondu Anne Corriveau, conseillère de la première opposition, Québec d’abord. Ça me déconcerte toujours, mais ça existe. »

L’administration Marchand indique qu’elle n’est pas actuellement en mode répression. Les citoyens ne devraient pas être condamnés à une amende pendant «des semaines, voire des mois».

« Nous avons une équipe d’étudiants qui sillonneront les quartiers pour expliquer aux gens pourquoi nous le faisons. C’est de la pédagogie. On ne fait pas ça pour énerver les gens. »

Ce n’est pas la première fois que l’administration Marchand s’intéresse aux graminées. Cette année, la Ville s’est jointe au mouvement « Mai sans tondeuse », invitant ses citoyens à laisser pousser leur pelouse tout au long du mois de mai pour aider les abeilles.


canada-lapresse

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.