L’Agence mondiale antidopage lève les sanctions contre la Tunisie

L’AMA a annoncé mercredi la levée des sanctions imposées il y a deux semaines à la Tunisie pour non-respect du code mondial antidopage, qui ont suscité de vives réactions dans le pays.

« L’AMA a retiré, avec effet immédiat, l’Agence nationale antidopage de Tunisie (Anad) de la liste des signataires non conformes au Code mondial antidopage », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Le gendarme mondial antidopage a expliqué avoir reçu « confirmation que le décret gouvernemental requis est entré en vigueur » le 2 mai, deux jours après l’imposition de sanctions contre la Tunisie. Ces sanctions ont conduit à une série d’événements en cascade en Tunisie.

Le directeur général de l’Anad, Mourad Hambli et le président de la Fédération tunisienne de natation (FTN) sont en détention et une enquête a été ouverte contre eux pour avoir dissimulé le drapeau tunisien. En effet, lors de l’Open Masters de Tunisie, compétition de natation regroupant une vingtaine de pays, le drapeau national était caché par un tissu pour respecter les sanctions de l’AMA.

Neuf personnes dont les deux dirigeants sportifs sont poursuivies

Mais cette dissimulation du drapeau national a choqué le président tunisien Kais Saied, qui a également ordonné la dissolution du bureau de la Fédération nationale de natation et le limogeage des responsables. Dans cette affaire, neuf personnes dont les deux dirigeants sportifs sont poursuivies pour « Attaque contre le drapeau tunisien », « formation d’un gang (organisé) pour commettre des attentats et semer le désordre » aussi pour «complot contre la sécurité intérieure» d’État.

L’AMA avait justifié sa décision contre la Tunisie par son « incapacité à mettre pleinement en œuvre la version 2021 du Code mondial antidopage au sein de son système juridique ». Les sanctions comprenaient l’interdiction au pays d’Afrique du Nord d’accueillir des championnats régionaux, continentaux ou mondiaux sur son sol.

Par ailleurs, la Tunisie s’est vu interdire de lever son drapeau aux Jeux olympiques et paralympiques qui se tiendront cet été à Paris, jusqu’à sa réintégration par l’AMA. Au total, il y a désormais trois signataires non conformes au code mondial antidopage : le Comité national olympique d’Angola, l’Agence antidopage russe et la Fédération internationale de fitness et de musculation.

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