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L’aspartame dans le Coca light peut être cancérigène


L’aspartame, un produit artificiel utilisé à la place du sucre dans de nombreux aliments – dont le Coca Light – devrait être déclaré cancérigène par une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une nouvelle qui ravit deux professionnels de la santé. santé.

L’édulcorant – utilisé puisqu’il ne contient pas de calories – sera classé en juillet comme « probablement cancérogène pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence intégrée à l’OMS, ont indiqué à Reuters deux sources informées du processus.

« J’ai toujours été contre l’utilisation d’édulcorants de toutes sortes. Des études montrent qu’il n’y a pas d’avantage à long terme en termes de contrôle du poids », insiste la docteure en nutrition Isabelle Huot.

« Cela fait 30 ans que je recommande d’éviter les faux sucres », poursuit-elle. Elle entretient le goût du sucre, elle déjoue le cerveau qui attend une délivrance de sucre et elle a un impact défavorable sur le microbiote [la flore intestinale] qui est la base de la santé physique et mentale. [Que l’aspartame soit cancérogène] ne fait que renforcer le message.

Elle croit également que la dose quotidienne établie par Santé Canada à 40 mg/kg de poids corporel devrait être revue à la baisse.

Encore pire

« L’aspartame provoque probablement le diabète et les maladies cardiovasculaires également par son effet négatif sur le microbiote intestinal. Cela a été bien démontré dans les publications Nature Et Cellule par le groupe israélien du Dr Segal et du Dr Elinav notamment », a ajouté le docteur André Marette.

Ce chercheur à l’IUCPQ est l’auteur du livre La vérité sur le sucre publié en 2016.

Il écrivait à l’époque que « les dernières recherches suggèrent que nous devrions être très prudents avec la consommation excessive d’édulcorants artificiels et d’autres faux sucres qui ne sont pas aussi inoffensifs que nous le pensions ».

Appartements

Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie à Halifax, est plus nuancé.

« L’institut de l’OMS a la réputation d’être un peu alarmiste. Ils l’ont fait avec de la viande en 2015. Mais 90 pays ont déjà décidé que l’aspartame est sûr », dit-il.

Il s’attend également à de la résistance, mais pense que de nombreuses entreprises finiront par changer leurs produits.

« La décision ne sera pas bien accueillie. J’ai le sentiment que l’annonce va être contestée par plusieurs groupes de l’industrie. Il existe encore des données scientifiques qui montrent que l’aspartame n’est pas si dangereux lorsqu’il est consommé de manière responsable », a-t-il déclaré.

Coke et Pepsi Canada n’ont pas répondu aux questions des Enregistrer.

« Mais quoi qu’en dise la science, c’est beaucoup plus politique qu’autre chose, poursuit M. Charlebois. L’industrie devra se réadapter en communiquant sur l’aspartame et probablement en reformulant les produits. La chose la plus importante est la perception du public. Si le public commence à penser que l’aspartame est cancérigène, les entreprises vont être obligées de changer. »

Sylvain Charlebois pense que changer la recette des produits utilisant l’aspartame entraînera des coûts supplémentaires, notamment en raison des recherches à mener. Cela pourrait obliger les fabricants à augmenter les coûts à terme.

Mauvaise habitude

L’aspartame était largement utilisé dans les yaourts jusqu’à il y a une dizaine d’années.

« Une fois que l’aspartame a été lié au cancer du cerveau, la plupart des fabricants de yaourts l’ont remplacé par du sucralose ou de la stévia. Allons-nous ressortir plus tard que ces produits causent également des problèmes ? Arrêtez de manger transformé », recommande Isabelle Huot.

« Il y a 30 ans, nous avons pris la mauvaise direction en réduisant les matières grasses dans les aliments. Nous avons ajouté toutes sortes de produits pour compenser. Nous voulons réduire le sucre et nous ajoutons des alternatives qui ne sont pas plus saines. Prenez un vrai Coca en petit format de temps en temps au lieu de prendre de tels produits transformés », suggère le docteur en nutrition.

« Imiter n’est jamais gagner. Pensez au-delà de la viande. Nous voulons imiter la viande, mais nous ajoutons beaucoup d’additifs. Si tu veux trop remplacer, tu perds vraiment », conclut Isabelle Huot.

Réaction des autorités

Pour sa part, Santé Canada a déclaré être au courant de la version préliminaire de l’évaluation du CIRC et de l’évaluation en cours de préparation par le Comité d’experts sur les additifs alimentaires (JECFA).

« Santé Canada examinera les évaluations sommaires du CIRC et du JECFA lorsqu’elles seront disponibles, ainsi que les rapports complets de chaque agence lorsqu’ils seront publiés. Le ministère déterminera à ce moment-là si des mesures sont nécessaires concernant l’aspartame au Canada en fonction des données scientifiques présentées dans les rapports complets », a expliqué André Gagnon, des relations publiques à Santé Canada.

« Les édulcorants sans sucre que Santé Canada a évalués et dont l’utilisation est autorisée sont considérés comme sûrs […] Si de nouvelles preuves scientifiques sont découvertes montrant des problèmes de santé liés aux utilisations autorisées de l’aspartame, Santé Canada n’hésitera pas à prendre des mesures pour protéger la santé et la sécurité des Canadiens. il ajouta.

—Avec Élisa Cloutier et Agence QMI



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