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Le Havre mise sur sa collection d’été d’art contemporain

Avant d’inaugurer, en 2017, la manifestation d’art contemporain Un été au Havre, fêter les 500e anniversaire de la cité normande dont il était – et est redevenu – le maire (Horizons), Edouard Philippe avait donné à Jean Blaise, commissaire de cette édition et des suivantes, une feuille de route : « Créer des œuvres qui obligent à regarder la ville ».

Gaël Charbau, successeur de Jean Blaise, ne pense pas autrement : « Le Havre n’a pas vraiment de centreil a dit. Ou plutôt, il a des centres… » Il les a presque tous investis, notamment grâce aux vingt-cinq panneaux géants où s’entrechoquent les époques de la ville, réalisés par un pionnier de l’image générée par l’intelligence artificielle, Grégory Chatonsky, qui les a disposés un peu partout depuis les pignons. de logements sociaux, aux moins attendus, comme le centre commercial des docks Vauban, où l’on est accueilli par une vidéo trépidante d’Anouk Kruithof.

Quiconque vient visiter l’exposition de cette année devra donc s’armer de bonnes chaussures, d’un bon vélo ou d’un scooter, si possible électrique, s’il prend la fantaisie de monter jusqu’aux jardins suspendus, dans le quartier de Sanvic, un ancien fort construit sur les hauteurs.

Lire le rapport (en 2022): Article réservé à nos abonnés Un été au Havre, un festival bien ancré dans le port normand

Il aurait tort de s’en priver : dans les anciennes casemates coexistent deux œuvres incroyables. L’une date de l’édition 2019, car certaines installations sont heureusement pérennes, comme le désormais célèbre Caten de conteneurs réalisé par Vincent Ganivet en 2017, vingt-six conteneurs colorés et stylisés érigés en double voûte sur le quai de Southampton qui, adoptés par les Havrais, sont aujourd’hui l’un des symboles de la ville. Celui des jardins suspendus est d’Henrique Oliveira. Vu de l’extérieur, il évoque – pardonnez-nous – un gigantesque anus ravagé par les hémorroïdes… C’est à l’intérieur du bâtiment qu’il révèle sa beauté et sa poésie, celle d’un grand arbre qui aurait poussé à l’horizontale.

L’autre œuvre présente sur ce site présente la même ambiguïté : il s’agit d’un pavillon transparent avec vue sur l’estuaire, recouvert d’une membrane qui polarise la lumière et la pare de couleurs magiques. Sauf que le Palinopsie (mot qui désigne un phénomène optique de persistance d’une image après sa disparition), de Fleur Helluin, réalisé pour cette édition dans le cadre du programme d’aide à la création « Nouveaux Mondes », s’appuie sur les clichés d’un blockhaus modèle Regelbau M272, qui abritait les batteries navales de la Wehrmacht et dont les falaises normandes étaient parsemées.

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