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Le Louvre Abu Dhabi fête ses 5 ans et rêve « d’éternité »

« Un arbre ne pousse dans le désert que s’il a été planté », disait le cheikh Zayed Ben Sultan El Hor Al Nahyane (1918-2004), fondateur en 1971 de la fédération des Émirats arabes unis, qu’il dirigea jusqu’à sa mort. En d’autres termes, nous récoltons ce que nous semons. Il l’a prouvé en transformant, en moins de cinquante ans, un pays de Bédouins et de pêcheurs en un État, certes autocratique, mais moderne, riche de son pétrole et de l’apport des 180 à 200 nationalités différentes qui composent la population. . La sagesse de Sheikh Zayed se réalise à l’occasion du cinquième anniversaire du Louvre Abu Dhabi.

Elle a été célébrée le lundi 14 novembre, dans le bâtiment exceptionnel conçu par Jean Nouvel sur l’île de Saadiyat, où l’on s’affaire à ériger une foule d’autres musées, dont l’un, historique, sera sous la houlette du British Museum , l’autre, moderne et contemporaine, sous celle du Guggenheim. Un rassemblement de responsables de musées français, Louvre et Orsay en tête, avait fait le déplacement, ainsi que la ministre française de la Culture, Rima Abdul-Malak.

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Ils ont été reçus par Mohamed Khalifa Al Mubarak, président du Département de la culture et du tourisme d’Abu Dhabi, qui a évoqué « vision partagée »en particulier celui d’un « culture universelle » : « Le monde a plus que jamais besoin de culturea-t-il déclaré. L’éducation est fondamentale, non seulement pour les jeunes, mais pour tout le monde. Le Louvre Abu Dhabi est un lieu où l’on peut découvrir différentes cultures, où l’on peut certainement devenir des citoyens du monde. »

ambiguïté de mariage

Dans sa réponse, Rima Abdul-Malak s’est dite impressionnée par la « 120 000 enfants et jeunes sont venus en visite scolaire depuis l’ouverture ». Nous en avons croisé beaucoup, sages et studieux, et ils ont leur propre « musée », un bâtiment qui leur est réservé au sein du complexe. Ils font partie des 3,2 millions de visiteurs du musée en cinq ans, dont 1 million par an avant la crise sanitaire, des chiffres qui laissent penser que le lieu pourrait bel et bien être un succès sur le long terme, voire devenir une destination. culturel en soi.

Il est vrai que le bâtiment vaut à lui seul le déplacement. Si l’on y ajoute l’actuelle exposition temporaire consacrée aux impressionnistes, aujourd’hui sans doute la plus importante au monde par la densité des chefs-d’œuvre qui y sont présentés – on ne trouvera pourtant pas OlympieDéjeuner sur l’herbemais Le balcond’Edouard Manet, venu de Paris – et l’accrochage du très ambigu Saint Jean Baptistede Léonard de Vinci, prêté par le Louvre pour deux ans, une visite s’impose.

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