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Le Louvre s’offre aux yeux d’une vingtaine de jeunes artistes

« L’enjeu n’est plus la présence de l’art contemporain au Louvre, mais le Louvre comme lieu d’art contemporain. Ce qui nous paraît important maintenant, c’est la multiplication des lectures destinées aux visiteurs d’aujourd’hui., explique Donatien Grau, le nouveau conseiller du musée pour les programmes contemporains. Celle-ci dessine le nouveau positionnement de l’institution par rapport à la création actuelle, décidé par sa présidente-directrice, Laurence des Cars, qui a fait venir il y a quelques mois son ancienne collaboratrice du musée d’Orsay.

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A l’invitation du duo, un » entraine toi « a été soumis à vingt jeunes créateurs : « Offrir leur vue sur le Louvre, sans contrainte », que ce soit sur le site, le musée, les collections ou ses publics, avec un format vidéo de 3 minutes 30 maximum. Le choix s’est porté sur des peintres, plasticiens, performeurs, musiciens, vidéastes, cinéastes, écrivains ou stylistes de moins de 40 ans, tous confirmés . Chacun bénéficiait d’un budget de 5 000 euros et d’un accès au Louvre à la demande.

« C’est une des constellations d’invitations que nous ferons désormais au sein du Louvre pour nous promener en permanence avec les artistes. Ce n’est que le début de l’aventure »a déclaré Laurence des Cars lors d’une avant-première des vidéos le jeudi 26 janvier. Cette initiative sert de prélude à la célébration du 230e anniversaire du Louvre, d’août à novembre. Y aura-t-il des ateliers d’artistes au Louvre, comme le dit la rumeur, et comme le musée l’a fait dans son passé lointain ? Il y aura « des invitations souples et fluides à réinventer, avec le Louvre comme matériau et plateforme pour les artistes »préfère répondre Donatien Grau.

Résultat varié et inégal

Si la liste des artistes sélectionnés est alléchante, le résultat est aussi varié qu’inégal. A chacun son ouverture de champ, sa méthode, son langage. Ivan Argote a emmené un chaman colombien de nuit parmi les antiquités du Proche-Orient. Après sa séance, l’homme explique qu’il s’est senti » tristesse « par sa connexion avec les travaux de pierre, mais qu’il a travaillé à « ouvrir des chemins vers l’équilibre et l’harmonie ».

Autre expérience, autre transe, Miles Greenberg a confronté pendant cinq heures son corps noir à la blancheur de la Cour Marly, sa peau (vraiment) trouée de flèches comme un Saint Sébastien en suspension intemporelle.

Le Louvre s’offre aux yeux d’une vingtaine de jeunes artistes

Peintre, musicienne, performeuse et mannequin, Eliza Douglas a orchestré un montage efficace d’instantanés, pris par les visiteurs et trouvés en ligne, au rythme d’une musique métal syncopée de sa propre composition. Jennifer Douzenel décadre son focus sur une langue des signes énigmatique sur fond de ciel : celle des mains des touristes posant devant la Pyramide.

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