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Le ministère de la Culture et le Quai d’Orsay épargnent Jean-Luc Martinez malgré sa mise en examen

Depuis sa mise en examen le 25 mai pour « blanchiment et complicité d’escroquerie organisée », l’ancien président du Louvre Jean-Luc Martinez est jusqu’ici épargné par sa tutelle. Soupçonné par la justice d’avoir fait preuve au mieux de négligence, au pire de complicité, dans l’achat en 2016, par le Louvre Abu Dhabi d’une stèle royale qui s’avère avoir été pillée en Égypte, le conservateur a conservé son poste d’ambassadeur thématique. Le ministère de la Culture et le Quai d’Orsay l’ont à peine retardé dans sa mission de lutte contre le trafic illicite de biens culturels.

Au même moment, l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine en zones de conflit, dont Jean-Luc Martinez était jusqu’alors président du comité scientifique, a pris une décision similaire. « Nous lui avons demandé de se retirer jusqu’à ce que nous obtenions plus d’informations, et il a quitté son poste volontairement », précise Jean-Claude Gandur, qui dirige le comité d’éthique de cette fondation de droit suisse, créée en 2017 à l’initiative de la France et des Émirats arabes unis. Ce collectionneur n’est pas moins convaincu que l’ancien président du Louvre « n’est pas un homme corrompu ou frivole ». Il le dit d’autant plus volontiers qu’il a également été dupé par le même réseau de trafiquants accusés d’avoir vendu des objets pillés avec des documents de provenance falsifiés au Louvre Abu Dhabi et au Metropolitan Museum de New York.

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Dossier tentaculaire

Au cœur de cette affaire, deux hommes : Roben Dib, emprisonné depuis mars en France, et Christophe Kunicki, mis en examen en 2020. Le premier, un marchand de Hambourg, s’est associé à une famille d’antiquaires douteux, les Simoniens, a fourni des objets les ventes aux enchères que le second organisait en tant qu’expert chez Pierre Bergé & Associés. C’est d’une de ces ventes que provient un portrait funéraire égyptien dit « Fayoum », propriété de Jean-Claude Gandur. L’origine de l’objet est identique à celle de la stèle de granit gravée du nom de Toutankhamon achetée par Abu Dhabi. Leur provenance, à savoir la collection Behrens, à Brême, et le marchand cairote Habib Tawadros, suscite des doutes chez les égyptologues. « Dès que l’affaire a éclaté, fin mai, nous avons tout de suite cherché sur Internet si ce Behrens avait pu exister, mais nous n’avons trouvé aucune trace de lui, dit Jean-Claude Gandur. On part de l’hypothèse qu’il s’agit d’une invention pure et simple, ou qu’il a existé, mais jamais collecté. »

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